Après le phénoménal succès de « Dans ma bulle » avec 1 million d’exemplaires vendus, il était bien difficile pour Diam’s de garder les pieds sur terre. Devenue malgré elle le symbole d’une génération, un poids probablement trop lourd à porter (« Les plus grandes stars de ce pays ne sont pas Diam’s et Jamel, mais surtout l’Abbé Pierre et Sœur Emmanuelle. Paix à leurs âmes, loin des pantins et des guignols, qui ont pour seul bagage un cul en couv’ de la presse people. Je n’ai rien d’exceptionnel, et si des petites sœurs veulent être comme moi, il va falloir que je me grouille d’être un modèle ! » extrait du titre « L’honneur d’un peuple »), elle raconte ses blessures, sa dépression traversée en 2007 (« soit on m’interne, soit on m’enterre » chante-t-elle) et son retour aux valeurs qui fut rédempteur. La religion (Convertie à l’Islam en 2000, de récentes photos de la chanteuse voilée à la sortie d’une mosquée ont surpris.), la famille, l’altruisme et l’anti-sarkozysme : des thèmes qui lui sont chers et qu’elle pousse à leur paroxysme, frôlant parfois avec les lieux communs.
Le titre choisi pour l’album est explicite : SOS. Comme un appel au secours, une alerte lancée contre la violence, l’égoïsme et les pressions médiatiques dont Diam’s a été victime. Un album d’une femme de bientôt trente ans qui a su se poser un moment pour réapprendre à s’étonner, lassée d’être blasée par le succès et l’argent qu’il engendre. Entre talent d’écriture et démagogie, entre populisme et poésie, entre larmes et sourires pincés, les titres s’égrènent. « I Am Somebody » et « Si c’était le dernier » sont les meilleurs extraits, même si l’on regrette parfois la redondance des thématiques et des compositions.
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Ambre