Tony Stark est un homme d’affaire pas comme les autres. Son business, c’est la guerre. Il parcourt le monde pour vendre ses armes aux plus offrants. Jusqu’ici, on se croirait plus dans Lord of War que dans une adaptation d’un comic. C’est lors d’une négociation qui tourne mal que Stark se retrouve pris en otage par un groupe de terroriste et enfermé dans une vieille grotte au fin fond d’un Nomansland. Là, il va avoir une révélation, une sorte d’épiphanie. Après avoir vendu des armes, pourquoi ne pas commencer à défendre ceux contre qui ses pièces d’artillerie sont utilisées ? Excité par cette pensée, il va concentrer son esprit de génie à la mise au point d’une armure et d’un équipement qui lui permettront de combattre le crime partout dans le monde. Au programme, missiles sol-air dans les bras, casque multi renforcé ou encore moteur à propulsion dans les petits petons. Le voilà fin prêt à sauver le monde…encore une fois !
Spiderman, Superman, Batman, X-men, Hulk, Dardevil et compères nous ont déjà tout montré sur le héros : ses soucis de notoriété, ses problèmes de personnalité jusqu’à ses difficultés d’intégration dans notre monde. Que peux donc bien apporter ce Iron Man ? Il est vrai que le bon Tony est un personnage assez ambigu, mi salaud, mi homme d’église. Afin de mettre au point sa machine, il va jusqu’à se servir de son argent personnel. Comme Bruce Wane, Tony Stark ne possède aucun super pouvoir (bien que l’argent soit un pouvoir en quelque sorte). Mais contrairement aux autres, c’est un grand cas psychiatrique complètement alcoolique. Stan Lee confiera d’ailleurs que ce personnage fut inspiré d’une autre grande figure, riche, puissante, en proie à des grands troubles psychiques mais qui prenait son plaisir dans la découverte de nouveau moyen d’aller plus vite. Il s’agit d’ Howard Hugues, aussi grand cinéaste de son temps.
Loin derrière Superman et Spiderman, qui ont placé la barre très haute, ce Iron Man se positionne néanmoins bien au dessus des Daredevil et autres Ghost Rider. La superbe prestation de Robert Downey Jr., barbu et musclé comme il faut, doit forcément y être pour quelque chose. Si l’intrigue étalée sur plusieurs époques nous fait voyager dans l’univers violent et jouissif créé par Stark, le dénouement final en laissera plus d’un sur sa faim. A quand la suite ?
Benoit