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La princesse et la Grenouille

La princesse et la Grenouille, le dernier né des studios Disney, renoue avec la recette traditionnelle des dessins animés. Pas gnan-gnan pour deux sous, une pointe de folie en sus !

On vous épargnera l’analyse raciale qui colle à ce film depuis sa sortie dans les salles il y a quelques jours. Si depuis 1937, la princesse est un personnage récurrent chez Disney, jamais elle n’avait été noire. Partout on peut lire qu’il pourrait s’agir d’une repentance esthétique à un « oubli » de la part des studios Disney. Enfin ! « Le film sent le rattrapage vis-à-vis des noirs » écrit l’Express. Et si nous, on disait que ce n’est pas l’important ! « La princesse et la Grenouille » possède assez de magie pour plaire.

L’intrigue se situe dans les années 20, au pays de Tom Sawyer. La belle Tiana rêve d’ouvrir un restaurant mais se heurte à d’incessants obstacles. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’un prince qu’un sorcier a cruellement transformé en Grenouille.

Mais ce qui nous a vraiment plu, c’est ce retour au « dessiné main ». Alors que l’industrie du cinéma d’animation trust les écrans avec ses prouesses technologiques, la 3D et la fameuse « motion capture », Disney a ressorti papiers et crayons. Tout a été bien sûr plus long : vingt minutes pour le dessin, entre vingt et quarante heures de travail pour créer les bases d’une scène et deux à trois mois supplémentaires pour aboutir au travail colorisé que l’on voit à l’écran.

Un retour en arrière esthétique, mais résolument moderne dans le discours. Bien entendu, la machine Disney reste inébranlable : les méchants finissent par payer, les rêves se réalisent inévitablement et le prince épouse fatalement la jolie princesse. Mais Tiana est loin de l’héroïne lascive qui attend l’amour. Courageuse et libre, elle sait ce qu’elle veut et travaille jour et nuit.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste et affichent des caractères hauts en couleurs : Mama Oddie, une vieille sorcière vaudou de 197 ans, un alligator trompettiste et une luciole édentée.
Même verdict du côté de la bande originale pimentée de jazz, de blues et de Gospel. Ça va swinguer dans le bayou !

Ambre
 
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