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Ludéal - Allez l'amour
Dans son nouveau clip « Allez l’amour », Ludeal revisite de nombreuses affiches de films, le tout tourné en plan-séquence dans une parfaite orchestration de décors et de costumes. Un clip très frais, à l’image de son l’album.
Deux ans plus tard, Ludeal est de retour. Mais le rocker aux crépuscules poivrés s’aventure dans un territoire plus diurne. Il a voulu un disque plus généreux, plus transparent, mais conservant une part d’onirisme.
Très vite après le premier album, dès l’été 2008, les nouvelles chansons sont écrites, maquettées, pré-produites. Un son à la fois intime et ample, avec de la chair et de la précision – des couleurs qui tranchent avec beaucoup de productions françaises du moment, dont le son laisse croire que les huissiers attendent à la porte. Il a semé ses chansons d’allusions à l’Afrique du Nord – des babouches, des chameaux, la médina… « J’aime voyager, mais plutôt en cartes postales. J’avais parlé tant et plus de l’Amérique dans le premier album et, pour celui-ci, j’avais envie de sable, de chaleur, de lenteur, de mystère.» Ces atmosphères de touffeur et de ciel fort conviennent bien aux nouveaux textes de Ludeal, dans lesquels l’amour est souvent au centre de tout. Sensualité, désespoir, désir, nostalgie, manque, satiété : il y a là tous les états de l’amour, passion polymorphe qui effare, effraie, comble, sidère, angoisse, exalte. Ces panoplies de l’amoureux ont souvent été endossées, mais rarement avec un tel sens du réel sous l’écriture poétique. Car l’enjeu est sans doute là, pour Ludeal : dire dans ses chansons la réalité du cœur sans perdre l’ivresse du verbe, dire la part d’indicible que nous retrouvons tous dans nos vies amoureuses, mais sans lui enlever son mystère. A ce grand jeu des voiles et des dévoilements, des secrets partagés et des impudeurs discrètes, il se révèle de première force. Comme si la Pléiade venait habiter le rock. Ambre
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Les commentaires sur cet article
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Parfois, un disque laisse pantois. Fin 2007, la critique reste bouche bée devant le premier album de Ludeal. Talent d’écriture, richesse de la voix, fulgurance des images, tout fait lâcher les superlatifs : « Magnifique ! Superbe ! Génial ! » C’est ce qu’on appelle un succès d’estime.



