L’agent secret le plus inculte et le plus misogyne du cinéma hexagonal fait son grand retour, une nouvelle fois sous la direction de Michel Hazanavicius. Le pari d’une suite est toujours audacieux, rarement réussi. Si OSS accumule les clichés, il tort cependant le cou à celui-ci.
« OSS 117, Rio ne répond plus » ne fait pas référence à l’ « Homme de Rio » joué par Belmondo mais l’analogie est naturelle. « Bebel » n’est pas le modèle de Jean Dujardin pour rien ! « Le magnifique » a nourri son adolescence et l’acteur se hisse en digne héritier d’un jeu ample, libre et physique… et qui rapporte. Pour OSS 117, il a touché le plus gros cachet de sa carrière : 2 millions d’euros. Une somme considérable qui est aussi celle du marché. L’acteur ne connait pas la crise. On paie ce qui est rare, c’est bien connu.
Les ingrédients du succès
« OSS117 Le Caire nid d’espion », le premier épisode de la série avait enregistré près de 2,5 millions d’entrées. Pour cette seconde aventure, tous les ingrédients du succès ont été réunis. Des décors de rêves, des répliques cinglantes, des femmes charmantes (dont la très jolie Louise Monot).

Coté intrigue, on regrette quelques facilités dans le scénario. Hubert Bonisseur de la Bath, de son charmant petit nom, se trouve plongé dans une chasse aux nazis au caractère ridicule. Le sujet aurait mérité qu’on s’y attarde d’avantage. Mais Hazanavicius rattrape le tout à coup de détournements désopilants et de gags subtils.
Un kitch assumé, un politiquement incorrect délicieusement grivois, un acteur « Bankable ». Nul doute que ce second volet de la série « OSS » ravira les fans du genre ! Un divertissement haut de gamme, finement ciselé, dans la lignée du premier.
Ambre