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Quand Saez se prend pour Zola : ça ne passe pas !
Non, nous ne pourrons pas admirer dans les couloirs de métro l’affiche réalisée par le célèbre photographe et réalisateur français Mondino pour le prochain album du chanteur Damien Saez. Elle vient d’être censurée. Cette photographie montrant une femme nue dans un caddie surmontée d’un « J’accuse », censée dénoncer la condition de la femme dans notre société, ne semble pas avoir été comprise par l’Autorité de Régularisation Professionnelle de la Publicité qui interdit son affichage pour cause de « dégradation de la nature humaine ». Un malentendu loin d’être au goût de notre éternel ado rebelle national.
Après un triple album mélancolique (voir dépressif), Damien Saez semble vouloir renouer avec sa plume polémiste et enragée de l’époque de « Jeune et con ». Troquant ses mouchoirs contre un poing levé, Saez reprend le célèbre « J’accuse » d’Emile Zola pour se révolter une nouvelle fois contre la société de consommation, le capitalisme exacerbée, la condition humaine déplorable et cætera.
Le chanteur a eu l’idée « révolutionnaire » de dénoncer les pratiques publicitaires en exposant une femme nue dans un caddie sur sa pochette d’album et son affiche de concert. Cette dernière n’a vraisemblablement pas été du goût de l’ARPP qui, y voyant une femme objet associée à une marchandise, a préféré interdire sa diffusion. L’artiste est alors entré dans une colère noire pour lui « interdire cette affiche, c’est du fascisme » et cette affaire sera réglée devant les tribunaux. Ne souhaitant pas changer de concept d’affiche, il a alors décidé d’en proposer une avec juste un texte signalant qu’il avait été victime de censure. Et ô comble de l’ironie, celle-ci aussi a été censurée ! L’ARPP aurait-elle une dent contre le chanteur ? En tout cas, Saez pourra au moins se consoler du coup de pub monumentale que cette affaire apporte à la sortie de son nouvel album. Sur le plateau de Ce soir ou Jamais, Saez répond à ses opposants :
Agnes
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Après un triple album mélancolique (voir dépressif), Damien Saez semble vouloir renouer avec sa plume polémiste et enragée de l’époque de « Jeune et con ». Troquant ses mouchoirs contre un poing levé, Saez reprend le célèbre « J’accuse » d’Emile Zola pour se révolter une nouvelle fois contre la société de consommation, le capitalisme exacerbée, la condition humaine déplorable et cætera.



