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Les Jeunes
SOS: Mon frère cadet, ce démon des forêts
Infernaux, provocateurs, andouilles … La face cachée des indispensables frangins.
Mon frère n’est pas extraordinaire. Il ne court pas comme Flèche, le morbac blond des «Indestructibles» (film d’animation Pixar, si vous recalez bien le contexte). Il n’est pas doté d’un talent insolite ou d’un don particulier. Il a donc compensé de manière à toujours se faire remarquer.
1/ Être doué d’un sens de l’humour: « toujours le mot pour rire », c’est son credo, bien que parfois, ça puisse friser l’extra-lourd (sexe-pipi-caca, c’est bon on a compris). 2/ Rester rivé sur la télé (fort probable qu’elle soit devenue sa déesse ou sa muse) : mon frère a cette particularité commune à presque tous les mecs qui vivent sous le même toit que nous : TÉLÉÉÉÉÉÉÉÉ (imitation golmon ou zombie, dépendant de l’individu étudié).
Dès que je lui bouche la vue 4 secondes chrono (oui j’ai encore le droit de me déplacer dans ma propre maison), il se met à pester: «Mais tu te rends compte que ce film est mythique, tu n’as donc aucune connaissance cinématographique?» ou «Je vais louper un but à cause de toi, bravo». Ça suinte d’amabilité et de sympathie, vous en conviendrez. ![]() 4/Devenir provocateur (et agitateur, merci Jean Pascal) : les frères provoquent leurs sœurs et vice versa. Toujours à base de piques mesquines («grosses fesses !» par exemple), la provocation peut varier sur une échelle, oscillant entre légèreté, et méchanceté. Le but ? Faire réagir, énerver, entrainer l’autre dans un jeu de répliques cinglantes. Au fond, toutes ces choses que l’on reproche (moi y compris, les 4 points en cachaient bien d’autres), nous manqueraient, à certaines occasions. Si mon frérot se transformait en un gentil Oui-oui, je m’ennuierais très vite. Alors, je préfère de loin cette version, certes plus démoniaque, mais authentique. Pauline
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