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Spécial Cannes 2011 : Des films, du glamour et des stars
Le 64ème festival International du Film de Cannes a pris fin : tapis rouge, palme, films et acteurs récompensés … On vous dit tout sur tout !
Cette année, le festival de Cannes a encore frappé fort. Il a débuté le 11 Mai et s’est achevé dimanche soir, avec la maîtresse des cérémonies d’ouverture et de clôture, Mélanie Laurent. Les films présentés en compétition ont donné du fil à retordre au jury, présidé par Robert de Niro. En effet, de par la diversité des genres (comédies dramatiques, thrillers, histoires de vie) et des sujets abordés, le choix de la remise des prix s’est avéré difficile.
Toutefois, le palmarès vous réserve encore quelques surprises ! À commencer par le prix d’interprétation féminine (la galanterie est toujours de rigueur à Cannes). La jolie Kirsten Dunst est ainsi propriétaire de cette récompense. C’est son personnage dans le film « Melancholia» de Lars Von Trier, qui lui a valu d’être primée. Kirsten Dunst se met dans la peau de Justine, femme tout juste mariée, sombrant soudainement dans la déprime. Alors que sa névrose continue de la ronger, la planète Melancholia menace d’entrer en collision avec la Terre...
Vous pouvez en être certains désormais … Les Français ont la cote! Le grand prix du jury a été remporté par les frères Dardenne pour leur film « Le Gamin à vélo ». On se plonge dans l’histoire de Cyril, 13 ans, enfant placé en pensionnat, qui va tout tenter pour retrouver son père. Un père qui le rejette et refuse de le voir. Cyril, c’est un gamin prêt à tout, en quête du moindre indice qui pourra l’aider à localiser celui qui le fuit. Il revient vers la cité de son enfance, et les blocs d’immeubles qui l’ont vu grandir. Il fait la rencontre de Samantha, coiffeuse et habitante du quartier. Cette femme sans accroches va se lier à Cyril, ce môme toujours à vélo, au mal être persistant par manque d’une figure paternelle. Ex-aequo pour le grand prix du jury avec « Le Gamin à vélo », on retrouve « Once Upon a Time in Anatolia », film du réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan, où l’on suit les évènements ordinaires d’une petite ville tranquille. A part peut –être le corps d’un homme assassiné, caché au fin fond des steppes anatoliennes, et trois individus, un commissaire, un médecin et un juge, déterminés à mener leur enquête pour découvrir la vérité. Outre les longueurs du scénario, le film n’en reste pas moins surprenant grâce aux prises d’images, et à l’ambiance qui imprègne les personnages. Autre victoire française lors de ce festival … Car c’est l’actrice et réalisatrice Maïwenn Le Besco, qui a remporté le prix du jury, pour son film « Polisse ». La jeune femme dépasse ainsi les limites avec tact et casse les codes. Pourquoi ? Parce que Maïwenn Le Besco traite un sujet de fond sensible : la Brigade des mineurs de Paris, et ses policiers, qui tentent de lutter au quotidien contre la maltraitance des enfants, tout en faisant face à leurs propres problèmes. Une fiction, presque un documentaire, support de la réalité qu’elle discerne avec justesse.
Les thèmes traités bien que singuliers ont, par un effet de coïncidence, porté des valeurs souvent banalisées, voire caricaturées. Une jeunesse perdue, en recherche de sens et d’amour, un monde sombre et pessimiste qui doit se réveiller si l’on ne veut pas le voir disparaître. Des destinées qui se font et se défont. Des êtres qui luttent, et essaient de s’accrocher par leurs propres moyens, au travers d’une société qu’ils ont parfois du mal à comprendre. Et puis pour terminer sur une note légère …
Pauline
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