Affaire DSK : le loup et l’agneau.

Affaire DSK : le loup et l’agneau.

Alors que le PS (Parti Socialiste) planche fort sur les primaires (élections de candidats socialistes pour les présidentielles de 2012), DSK crie victoire depuis le continent géant d’Outre-Atlantique.

En effet, la femme de chambre traumatisée du Sofitel, Nafissatou Dialo, ne le serait pas tant que ça, aux yeux de la justice américaine. Cette dernière, a, de toute évidence, dévoilé un autre visage que celui qu’on lui connaissait.

Tout le monde s’est, semble-t-il, fait arnaquer dans l’histoire, et personne ne pouvait le prévoir. Parce qu’on pointait du doigt le grand méchant Dominique (il ne s’appelle pas Bisounours non plus), et qu’on criait au scandale. Parce que c’était bien fait pour lui, honte à l’infâme et grossier personnage qui venait de se rendre coupable d’un crime.

Mais voilà, y’a eu plantage intégral. La machine s’emballe. Miss Dialo est présumée menteuse. Elle embobine sur les conditions de son arrivée aux US (et prétend avoir été victime de viol dans son pays d’origine, alors qu’apparemment, il n’en est rien).
Il semblerait qu’elle reçoive de l’argent sur plusieurs comptes bancaires, pas quelques pauvres deniers, si vous voulez mon avis. (Près de 100 000 dollars en un seul transfert, c’est un joli pourboire).

Et puis elle passe un appel (avec l’un de ses 5 téléphones) plutôt étrange, à son copain toxico et trafiquant de substances illicites, incarcéré en Arizona:  «Ne t’inquiètes pas, ce type a plein d’argent. Je sais ce que je fais» (portable sur écoute et conversation enregistrée). Même si le type en question n’était pas DSK, il lui aurait servi de marionnette. « Innocente », dites-vous?
On a dépeint Nafissatou Dialo comme une femme désemparée, meurtrie, anéantie.
Je constate une seule chose : l’appât du gain mène aux pires mesquineries, et la pilule nommée «dollar», a fait passer le trauma de la suite 2806.

Mais non, pas de happy end. Une galère en amène une autre pour le magnat déchu, DSK. Cette fois-ci c’est en France qu’un procès l’attend de pied ferme. Tristane Banon, journaliste et romancière, souhaite dénoncer le comportement d’un DSK Don Juan, qui aurait eu le bras un peu trop long. Accusé cette fois de tentative de viol, l’ex président du FMI (Fonds Monétaire International), peut compter sur une défense béton : ses avocats sont prêts à prendre la tangente. Selon eux, puisque Nafissatou Dialo est  une mytho, alors Tristane n’est pas mieux : le délit de « dénonciation calomnieuse » plane au dessus de sa tête telle une épée de Damoclès.

La vérité, on la réclame. Et on aimerait beaucoup que ce genre d’histoires sordides cesse.

Entre un George Tron (ancien secrétaire d’État), inculpé pour agressions sexuelles et viols, ou un Dominique proclamant la libération sexuelle et les relations à l’américaine, ça commence à bien faire.
Marre des déboires de la politique française. Messieurs, calmez vos ardeurs.

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