Affaire Polanski : les cinéastes le soutiennent dans une pétition

Rappel des faits : en septembre dernier le réalisateur Roman Polanski a été arrêté en Suisse sur un mandat d’arrêt international pour une affaire qui remonte à 1977. Il avait été accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec une mineure lors d’une soirée. Il sera alors incarcéré pendant une quarantaine de jours et sera libéré sous caution à la suite d’un accord avec le juge selon lequel les charges seraient abandonnées s’il plaide coupable. Avant la déclaration de peine, Roman Polanski avait fui vers la France dont il avait obtenu la nationalité. Il y restera alors jusqu’à son arrestation en Suisse en 2009 car la France avait refusé de l’extrader. La plaignante ayant pourtant déclaré vouloir abandonner les poursuites, le réalisateur se retrouve de nouveau entre les mains de la justice.

Le 28 avril, la justice américaine déclare qu’elle refuse que celui-ci soit jugé par contumace, c’est-à-dire jugé en l’absence de l’accusé. Le réalisateur devra donc être extradé vers les Etats-Unis afin d’être rejugé.

Une situation difficile pour le réalisateur de 76 ans, qui a récemment publié une lettre intitulée « Je ne peux plus me taire » où il déclarait que cette affaire était basée sur un vaste mensonge et qu’il avait déjà effectué sa peine. Selon l’Académie des Beaux Arts, la réalisateur serait dans un état de santé préoccupant en raison de ces poursuites, il montrerait « des signes de graves dépression ». L’académie demande ainsi sa libération rapide.

Les réalisateurs présents au festival de Cannes regrettant l’absence du cinéaste de talent qui avait d’ailleurs remporté la Palme d’or en 2002 pour le film « Le pianiste », ont signé une pétition mise en place par Bernard Henri Levy sur son blog : laregledujeu.org. Celle-ci dénonce l’injustice de cette affaire et réclame la libération de Polanski. Parmi les signataires, on y trouve Jean-Luc Godard, Agnès Varda, Mathieu Almaric, Bertand Tavernier, Louis Garrel….

Un extrait de la pétition :
« Conscients de ce que le Festival, où ils seront cette année présents, doit à ce grand absent qu’est l’auteur du Pianiste, conscients, aussi, de quelques règles de droit élémentaires telle l’impossibilité de juger et de condamner un homme deux fois pour le même délit, conscients, enfin, de ce que la demande d’extradition formulée par les Etats-Unis est fondée sur un mensonge, ils en appellent aux autorités helvétiques en les adjurant de ne pas croire sur parole le gouverneur Schwarzenegger et ses procureurs.»

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