Apocalypto

C’est grâce aux remous et autres controverses sur son dernier film: La Passion du Christ que Mel Gibson, décidemment toujours en pleine tourmente médiatique notamment à la suite de ses propos antisémites, a pu se doter d’un budget énorme (50 000 000 $)
Surfant sur sa quête du réalisme et de l’authenticité, Gibson a de nouveau remis le couvert: en effet après l’araméen pour la Passion, le bon Mel, utilise la Yucatèque dans son film, un dialecte qui n’est plus parlé que par quelques dizaines de tribus d’Amérique centrale aujourd’hui. Pour bien apprendre sa prononciation et son intonation, chaque acteur s’est vu confié un lecteur MP3 pour se mettre le langage en tête, et des spécialistes étaient présents sur le tournage pour apporter des corrections éventuelles.

En langue grecque, le terme « Apocalypto » signifie « nouveau départ »

Cette fois ci, il nous offre une fresque centrée sur la nature (des décors magnifiques), où on nous montre sans artifices ni détours la dureté et le caractère cruel de cette civilisation sur le déclin et soumis à un fléau dont elle ne comprend pas l’origine.
Nous avons donc eu le droit à une scène de pillage, à un viol, à des sacrifices humains…
Gibson s’est à ce titre fort bien renseigné, car toutes les étapes de la procession sacrificielle nous est livrée. Il nous montre une civilisation coupée en deux: entre les peuplades des forêts qui vivent en symbiose avec la nature et une communauté urbaine raffinée, avancée, guerrière qui pratique des guerres rituelles afin de se prémunir de la colère des dieux qu’ils croient s’être abattue sur eux.
De même il y a de sa part un gros effort pour les représentations sur chaque personnages, des tatouages rituels, des piercings, des scarifications, de même pour les armes: arc, javelot, armures en os, casses têtes…

En résumé, un bon film à voir si vous êtes pas trop sensible (rien de particulièrement choquant mais tout de même interdit aux moins de 12 ans) pour le réalisme, et enfin pour son caractère exotique: ce n’est pas tous les jours qu’on nous invite à découvrir les sociétés précolombiennes…

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