Babet – Je pense à nous

Au commencement, on avait connu Babet comme violoniste de Dionysos, sans savoir qu’elle écrivait des chansons depuis toujours – des chansons d’enfance, des chansons de Noël, des chansons en famille, des chansons pour toutes les fêtes… Elle en a conservé l’énergie créatrice continue, le besoin et la faculté d’écrire à tout moment.

On entend toujours son écriture mélodique romanesque et drue à la fois, son violon fervent et son chant heureux. Mais la chanteuse explore dans son nouvel album Piano Monstre des couleurs, des thématiques, des formes nouvelles. Son premier album était plutôt folk-rock ? Celui-ci est plus pop, plus chanson, plus folk, plus rock, plus singulier, plus étourdissant.
Dans ce remuement de matières neuves, la voix de Babet est plus que jamais assurée, sans rien perdre de sa fragilité assumée et de ses frôlements d’aile de papillon. Voix plus grave, voix plus sûre d’elle-même, voix qui ne demande plus implicitement la permission de jaillir hors de son groupe…

Aujourd’hui, Babet ne se demande plus si elle est à sa place hors de Dionysos. Et elle est toujours autant chez elle dans Dionysos. Elle enregistrera deux rôles dans le film d’animation que Mathias Malzieu tire du roman et de l’album  La Mécanique du cœur, puis elle travaillera évidemment sur la bande originale. Puis elle partira en tournée solo, puis retrouvera son groupe, puis retournera à elle-même, puis encore à son groupe… Une vie d’artiste pleine et entière. Une vie d’artiste sereine et audacieuse. «  J’ose plus. Je n’ai plus à me demander plus si ce que je chante est vraiment moi. »


 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>