Babyshambles – Delivery – Le clip

Une fois n’est pas coutume, Pete Doherty le leader des Babyshambles, fait parler de lui avec la sortie d’un second album Shotter’s Nation disponible depuis le 4 octobre. Une publicité assurée depuis quelques mois par les nombreuses facéties médiatiques du leader dans les magazines à scandales. Personnalisation de la fameuse maxime  " Sex and drugs and rock’n’roll " ou encore « Born to be wild », il apparaît comme une sorte de prophète du rock adolescent.

Tout juste doit-il se souvenir de son premier album, "Down in Albion"plutôt mal accueilli par la critique en 2005. L’effigie rock des années 2000 revient avec un nouveau disque Shotter’s Nation sous le label Emi. Un album qui regorge d’imagination et de génie avec une production assurée par le grand Stephen Street (producteur de Blur et des Smiths).

Les Babyshambles ont gagné en assurance et en cohésion avec le départ de Patrick Walden, remplacé par Mick Whitnall. L’ensemble apparaît bien moins brouillon que dans le précèdent opus. Pour certains, il manquera une mesure de folie au son intouchable de Doherty mais les mélodies bluffantes et la voix écorchée du chanteur sont toujours là.

On passe ainsi de titres très rock à des morceaux presque folks avec des mélodies joliment capricieuses, mais surtout ce coté crâneur et provocateur du leader. En guise de préambule aux douze pistes présentes sur l’album, "Carry On Up The Morning", un joyau mélodique dont l’atmosphère frémissante nous emporte. Suivi de « Delivery » une véritable explosion, mêlant un rock Glam et puissant qui donnent les fourmis aux jambes. « You talk » nous ramène aux années des Libertines le temps d’une chanson. Tout comme « Side of The Road », et ses guitares saccadées. Une ode à Kate Moss dans un morceau folk sur le thème des « Lovecats » de The Cure. Grand moment autobiographique pour les aficionados  de ses histoires de cœur. A retenir, le sautillant  «Baddies Boogie » à la rythmique renversée et balancée. L’album se clôture sur les morceaux « Deft Left Hand » et « Lost Art Of Murder » , mélancolies dohertiennes pour des complaintes à la fois touchantes et émouvantes.

Shotter’s Nation confirme le premier album « Down in Albion » et fait même preuve d’une certaine maturité musicale. Des mélodies efficaces, des vers joliment écrits et pour compléter cela, la voix accrochante du chanteur des Libertines. Un pas vers la rédemption peut-être ?

Un album attachant pour un retour réussi.

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