Boxon part en live

Boxon part en live

Sur le papier, Boxon  ressemble à cette scène rock parisiano-parisienne, nombriliste, fadasse et uniforme. Quatre gars sortis de l’adolescence, qui décident de se lancer dans le rock français (aïe !), en français (re-aïe), guitare à la main. De ceux là, on en entend des tonnes. Sauf que là, nos oreilles ont été charmées. On peut même dire que Boxon a mis le boxon (facile…) dans la rédaction.  Leur premier album a passé avec brio le baptême du feu ; ça tombe bien, c’est aussi le titre de cet opus qui ne joue pas à armes égales avec les autres de son espèce, tant il est truffé de surprises musicales. On ne savait pas que l’harmonica ou le tambourin pouvaient être à ce point sexy !

Les fantasmes adolescents et les mélancolies qui en sont le fruit font toujours autant rêver nos esgourdes, mais ceux qui inspirent surtout Valentin Marceau, Marlon Rouet, Jérôme Serey et Timothée Marceau, ce sont les Beattles, les Kinks et les Rolling Stones. Bref, ce qu’écoutaient leurs parents. Ça sonne sixties, sans jamais tomber dans le kitch, on croirait même entendre Dylan avec quelques rides en moins ou les compositions d’Ennio Morricone à la sauce nouvelle scène française.

Nous les avons rencontrés, alors que leur album sortait juste des presses (sortie initialement prévue il y a un an ! Preuve que tout vient à point à qui sait attendre!). Ils s’émerveillent comme des gamins à la vue de cet objet, résultat de leur productive collaboration. Ça fait plaisir à voir des artistes qui ne sont pas encore blasés avant d’avoir joué dans la cour des grands, espace des possibles dont ils ne tarderont surement pas à avoir les clés.

 

 

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