Brisa Roché, son nouvel album Takes

Brisa Roché est une trentenaire californienne. Un univers propre à elle. Une femme excentrique et sans complexe. Elle pose ses valises à Paris en 2001. Fréquente les clubs de jazz de la capitale. Son nom commençait à se faire connaître dans le milieu. Puis un premier album, The Chase, sorti en 2005 sous le prestigieux label de jazz Blue note. Seulement cet artiste de caractère ne veut pas que son album. Enregistré à Paris puis mixé à Brooklyn. La participation de musicien de renom tel que Erik Truffaz ou Sébastien Martel (M). Le résultat, un mélange de jazz et de rock 60’s californien.

Son nouvel album, Takes, sorti depuis novembre dernier est une vraie petite merveille de musique. Composé de seize pistes mixées par Henri Hirsh (Vanessa Paradis) tout de même. Un album qui s’éloigne peu à peu de l’univers jazz Un autre visage de l’artiste se dessine. La signature de cette dernière chez Emi peut expliquer ce changement de cap. Mais cette femme de caractère a eu toute la liberté qu’elle désirait. Un son plus folk aux allures hippies. Mais aussi aux sonorités rock brit’ des années 60. L’album se lance sur Breathe in speak Out, nous rappelant à la période psyché des Beatles. Suivi de Heavy Dreaming aux sonorités rock sixties. Très vite on se laisse emporté par sa voix et les mélodies ballotantes. Le distordant The drum où la voix acidulée de Brisa roché se met en exergue. Whistle, une belle chanson folk au refrain sifflé des plus entraînant. Tout au long de l’écoute on se retrouve les années 60-70. High, sorte d’ode hippie psychédélique. Qui se termine par un blanc sonore ! Call me, une ballade folk des plus ensoleillée. Le psychédélique Pitch black Spotlight, style Velvet Underground, un tambourin et une guitare électrique. Et the Mummy qui donne l’impression d’être en lévitation. Un extrait musical de 5 minutes clôture l’album. Expérimentation musicale qui nous emporte dans la culture indienne. Des chansons aux influences sixties, des folks relaxant et une voix frissonnante qui bercera les âmes les plus agitées. Des chansons touchantes qui plonge l’auditeur dans l’insouciance des années hippies. Un physique particulier que l’on compare souvent à Björk. La voix de la chanteuse californienne serait comparable à celle de PJ Harvey. Assez de comparaison car Brisa Roché n’a rien à envier à personne.

Un nouvel album pour "La Brisa Day Roché" de son vrai nom. Un opus personnel. Une mise en perspective moderne d’un son seventies. Douceur et volupté se dégagent de sa musique. Un son folk, une voix acidulée et un physique atypique. On ne pense plus à rien. Un fabuleux voyage musical de seize titres pour une évasion garantie.

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