Césars 2011 : le sacre des favoris

Cela faisait des semaines que les critiques cinéma des grands journaux misaient sur ces trois films. L’histoire leur a finalement donné raison.

Pas de surprises donc, mais une cérémonie emmenée par l’humour potache mais divertissant d’Antoine de Caunes, illuminée par la grâce de Jodie Foster, la présidente du jury, et marquée par la bonne santé du cinéma français.

C’est une consécration pour Michael Lonsdale le vieux sage du 7ème art. A l’aube de ses 80 ans, l’acteur a reçu le césar du meilleur acteur dans un second rôle, pour sa brillante interprétation du frère Luc dans « Des hommes et des dieux ».

Avec 11 nominations, le film de Xavier Beauvois, déjà grand prix du jury au Festival de Cannes, est resté le grand favori de la cérémonie et a raflé le prix du meilleur film et celui de la meilleure photo. Une bénédiction pour ce long métrage à petit budget, qui a eu peine à trouver un producteur et qui a, malgré tout, fédéré 3 millions de spectateurs en salles.


Revanche aussi pour Roman Polanski qui, après ses déboires judiciaires, revient sur le devant de la scène cinématographique avec l’excellent « The ghost writer », récompensé de 4 statuettes dont celle du meilleur réalisateur.

Décomplexé, Roman Polanski a précisé « qu’il avait fini son film en taule. »

 

Enfin, la bluffante prestation d’Eric Elmosnino dans la peau d’un Gainsbourg plus vrai que nature a été primée du césar du meilleur acteur.

Une récompense mérité, triplée par le césar du meilleur son et celui du meilleur premier film pour le dessinateur de bande dessinée Joann Sfar.

La suite du palmarès des Césars 2011 :

Meilleur film : Des Hommes et des Dieux (Xavier Beauvois)
Meilleur acteur : Eric Elmosnino (Gainsbourg, vie héroïque)
Meilleure actrice : Sara Forestier (Le nom des gens)
Meilleur acteur dans un second rôle : Michaël Lonsdale (Des hommes et des Dieux)
Meilleure actrice dans un second rôle : Anne Alvaro (Le bruit des glaçons)
Meilleur espoir masculin : Edgar Ramirez (Carlos, le film)
Meilleur espoir féminin : Leïla Bekhti (Tout ce qui brille)
Meilleur réalisateur : Roman Polanski (The Ghost writer)
Meilleure musique : The Ghost writer (Alexandre Desplat)
Meilleur film étranger : The social network (David Fincher)
Meilleur premier film : Gainsbourg, vie héroïque (Joann Sfar)
Meilleur scénario original : Le nom des gens (Baya Kasmi et Michel Leclerc)
Meilleur film documentaire : Océans (Jacques Perrin et Jacques Cluzaud)
Meilleur court-métrage : Logorama
Meilleur son : Gainsbourg, vie héroïque
Meilleure photo : Des hommes et des Dieux (Caroline Champetier)
Meilleurs décors : La vie extraordinaire d’Adèle Blanc Sec (Hugues Tissandier)
Meilleur montage : The Ghost writer (Hervé de Luze)
Meilleurs costumes : La Princesse de Montpensier (Caroline de Vivaise)
Meilleure adaptation : The Ghost writer (Robert Harriss, Roman Polanski)
Meilleur film d’animation (nouveauté) : L’Illusionniste (Sylvain Chaumet)

 

Ambre

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