Ils se décrivent comme « une adorable entité bâtarde d’Afrik du Zud, issue de l’amour de plusieurs cultures, noires, blanches, colorées et extraterrestres (...) ». Lui est un clone d’Eminem, époque Slim Shady. Elle, est le fruit du mariage improbable entre une poupée Manga et Lady Gaga qui aurait respiré de l’hélium. Ensemble, aux côté de DJ Hi-Tek, ils forment plus qu’un groupe, un concept.
Trash, tarés, redneck, branchés, les Die Antwoord inventent un nouveau courant musical : le ZEF. Un style -unique- à la croisée du rap, de l’électro et de l’art contemporain. Car la production graphique est à la hauteur de leur production musicale. Rien n’est pré-établi. On se laisse choquer par les sons, les textes, les clips et l’imagerie graphique de leur univers. Une curiosité où Casper est en pleine érection, où le DJ est atteint de Progéria et où toute consommation de stupéfiant semble être la réponse (« Die Antwoord ») à l’universalité banalisante de la musique actuelle. Un exemple à ne pas suivre, mais qui a le mérite de faire évoluer la définition du bon goût.
Ambre