Du punk ukrainien à l’électro cajun, le petit Parisien a fait un sacré bout de chemin.. Il se prénomme Félix, se surnomme Féloche, fan de Prince, de sa « Parade » qui le convie dans le monde magique de la musique. En 2007, il autoproduit un premier EP, cinq titres qui frappent en pleine tête Solal, lui-même trempé des pieds à la tête dans le Moonshine.
Féerique Féloche ? La cuisine cajun, une mandoline fétiche et un accordéon dézingué qu’il filtre à celui de la musique électronique. Tel est l’univers de ces treize titres qui traduisent à sa manière toute singulière son goût pour le bayou louisianais : celui de Féloche a des parfums de périphérique, « le marécage de la banlieue » comme il dit. Au programme une contrebasse au son épicé et des cordes emberlificotées, des morceaux autobiographiques et des textes plus fantasmagoriques, une chanson à la coule et un gimmick bien énervé, une valse techno sur fond de réverb’ et un délire psycho-slavo-déglingo-punk en souvenir de ses années VV… « Mais pas de guitare ! ». Féloche convie à son gumbo des potes musiciens de toutes les époques : sa bande de Parisiens, mais aussi le New-Yorkais Sxip Shirey, « un clown performer et un sacré human beat box », qui joue de l’harmonica passé dans un octaveur, mais encore l’Ukrainien Alexander Sasha Pipa, alias Shurik, bassiste à la personnalité digne de « Spinal Tap ». Last but not least, Dr John lui répond au piano et de la voix sur « un texte provoc, comme un appel où je parle de son maraboutage et lui évoque les dieux vaudous et divinités créoles. »
L’album de Féloche sonne comme une évidence, comme une boucle idéale dans ce drôle de parcours faits d’allers en détours.
Ambre