Comprendre le suicide

On a parfois du mal à imaginer qu’un adolescent de 14 ans puisse vouloir en finir avec la vie. A cet âge, on a la vie devant soi, on pense aux cours, aux premiers émois, aux parents qui deviennent envahissants. Quand un de nos amis va mal, on ressent confusément la douleur, mais on est incapable d’imaginer une telle détresse. Et surtout une telle issue.
Les parents se trouvent souvent impuissants devant une telle situation. Il font la morale pour une mauvaise note, pour un cours séché, pour un mot plus haut que l’autre et mettent ça sur le compte de « l’âge bête ». Ils se mettent des œillères pour ne pas voir la déchéance, le désespoir, la peur.
Le suicide d’un enfant est une douleur qui ne vous quitte jamais.

Vivre pour ne pas mourir

On ne se remet jamais de la perte d’un enfant, d’un ami, d’un proche. Mais la vie continue. Des associations ont vu le jour, grâce notamment à des parents de victimes. Associations de prévention contre le suicide des adolescents ou pour réconforter, ces structures aident les parents à regarder leur enfant en face, les jeunes à ne pas céder trop vite, les amis à écouter. Il est impossible de savoir ce qui se passe dans la tête d’un ado. Certains sociologues l’on tenté et ne dressent qu’un portrait imparfait de cette jeunesse en mal de repères.
Plus de 600 jeunes entre 15 et 24 ans se suicident chaque année. Après les accidents de la route, c’est la seconde cause de mortalité dans cette tranche d’âge.
L’adolescence est une délicate métamorphose dans différents registres qui rend un temps l’adolescent étrange et étranger à lui-même et aux autres. Il faut guetter les signes du mal-être, maintenir le fil du dialogue avec bienveillance et compréhension, ne pas hésiter à se faire aider par un psychologue.

Un divorce mal vécu, la haine de la société, l’incompréhension. Maintes raisons peuvent pousser l’ado à l’irréparable. A posteriori, on découvre souvent des jeunes plus révoltés qu’on ne l’aurait imaginé, en quête d’un idéal après la mort. Idée véhiculée par certains jeux de rôles morbides.

Reconnaître les signes pour intervenir

Ce sont souvent les adultes qui se trouvent démunis devant un ado. Ils se sentent heurtés, désarçonnés par des attitudes pleines de paradoxes. Il faut être constamment en alerte.
Les psychologues distinguent trois profils d’adolescents candidats au suicide. Les plus évidents sont ceux qui manifestent leur mal-être par une véritable pathologie, une dépression ou qui touchent à la drogue. Il faut aussi suivre attentivement les jeunes qui ont subi des évènements douloureux. Enfin, la troisième catégorie rassemblant les hyper sensibles qui ont « tout pour être heureux » mais sont secrètement minés par quelque chose d’aussi anodin qu’une mauvaise note.

Pour tout conseil :

CAP ECOUTE
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