Dans la vallée d’Elah

Un matin, Hank Deerfield, ancien membre de la police militaire, reçoit un coup de fil mystérieux. Une caserne au Nouveau-Mexique l’informe que son fils, Mike, est porté disparu sur le sol américain et considéré comme déserteur. Or, Hank ignorait que Mike, soldat émérite, était rentré d’Irak pour une permission. Il décide de prendre la route pour participer aux recherches menées par la police locale. Il sympathise avec l’officier chargé de l’enquête, Emily Sanders. Mais cette dernière se heurte au silence de l’armée, qui lui met des bâtons dans les roues. Un soir, un corps calciné, lardé de coups de couteau, est découvert près de la frontière. Hank se résout au pire…

           
« Saül envoya David lutter contre Goliath avec seulement cinq pierres, raconte Paul Haggis. Qui demanderait aujourd’hui à un enfant de se battre contre un géant ? Envoyer des hommes à la guerre engage notre responsabilité collective… »

La guerre en Irak est avec le conflit du Vietnam, un des plus grands tabous américain. Paul Haggis a cherché à comprendre, mais surtout à faire comprendre les dégâts psychologiques qu’entraînent le conflit sur de jeunes soldats, souvent idéalistes. Ce film est excellent, du début à la fin. Le réalisateur parvint à ses fins : nous dévoiler une réalité sans fausses notes de la guerre en Irak. Le traumatisme des hommes par le conflit, on ne naît pas l’assassin mais on le devient. Il n’est pas un élément dans le scénario qui ne soit laissé au hasard, tout retombe parfaitement. Rien à redire. Scénario et acteurs sublimes.

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