De la cité interdite de Pékin, à la « Téci » embrasée de Villiers-le-Bel

The Made in China, for France.

Dès Lundi, on pouvait dire que la semaine de Monsieur Sarkozy démarrait sur les chapeaux de roue! Outre le fait qu’Alain Delon ait poussé un coup de gueule, s’insurgeant contre le fait que le président de la république ait commis l’impolitesse de ne pas l’inviter dans son voyage en Chine (nan, mais vous vous rendez compte !?!) on peut dire qu’en termes de diplomatie, à l’Elysée, on n’arrête plus le progrès ! Après Cecilia chez Kadafi, Sarko invente un nouveau produit médiatique : Maman chez Hu Jintao !  Aussi surprenant que cela puisse paraître, il s’agit bien de la mère du président de la république, Andrée Mallah qui  a accompagné ce dernier durant ce voyage sur l’empire du milieu. On remarquera l’absence de Rama Yade ou encore de Bernard Kouchner au voyage ; l’une secrétaire d’état aux affaires étrangères et aux droits de l’homme. L’autre, n’étant tout simplement que le ministre même des affaires étrangères. L’objectif du voyage était simple selon Nicolas Sarkozy, il fallait instaurer « une relation forte, confiante et durable », tout en parlant « des sujets qui fâchent » ! C’est ainsi que l’entreprise Areva a récolté dans cette visite d’état un contrat plutôt juteux incluant la construction de deux réacteurs EPR, à 5 milliard d’Euro. N’oublions pas que la France est l’un des pays les plus implanté en Chine. En effet avec 1 800 implantations réalisées par 850 entreprises, les sociétés françaises font travailler environ 250 000 Chinois. 250 000 Chinois travaillant pour la France à prix réduit, on aurait tort de s’en priver ! Surtout lorsque l’on sait que cette main d’œuvre bon marché apporte environ des taux de croissance à nos entreprises allant de l’ordre de 20 à 30%. Cette exploitation du peuple chinois amène bien sûr notre chef d’état à traiter d’un sujet qui fâche : les droits de l’homme. Il semblerait en effet que malgré une modernisation de son économie, la Chine ne semble toujours pas en mesure de vouloir démocratiser son régime. Un régime autoritaire qui date depuis Mao Zedong. Autre sujet qui fâche : le problème de l’environnement. L’empire du milieu est après les Etats-Unis, le pays le plus pollueurs de la planète. On n’oubliera pas non plus l’attitude quasi-indifférente de ce pays lors de la crise démocratique en Birmanie. Ainsi Monsieur Sarkozy a appelé la Chine à « prendre toute sa part de responsabilité dans le règlement des grandes questions du monde ». 

 

The Come back to France from China.   

Tout c’était bien passé, trop bien passé. Dans un communiqué, l’Elysée avait annoncé que les dialogues avaient été positifs avec le président chinois, et que la visite de Nicolas Sarkozy se poursuivrait. C’était sans compter sur les banlieues, qui en s’embrasant contraignent Nicolas Sarkozy à revenir de suite de Chine, dans un airbus qu’il était venu vendre. Ca en deviendrait presque un comble ! Toujours est-il que pendant son absence nos banlieues ont vues mourir deux jeunes personnes, et  quelques jours après ce sont plus de 80 policiers qui ont été blessé. Le spectre de Novembre 2005 plane à nouveau sur les cités parisiennes. On sent comme un goût de déjà vu, de réchauffé. Entre temps Nicolas Sarkozy dans son rôle de président de la république adopte un discours plus souple qu’en 2005. Comme à son habitude, il fait du grand « lui ». Il annonce qu’il va s’occuper de l’affaire personnellement, rendre visite aux policiers blessés, et recevoir les familles des victimes ! Encore un camouflage médiatique cherchant à cacher le fait que depuis les émeutes de 2005, rien n’a vraisemblablement changé ; et pour cause les faits se ressemblent étrangement. Les rares aides promises par l’état français sont bien minces, ou tout simplement, inexistantes. Cette émeute qui arrive aussi à point nommé en pleine heure de bilan de pouvoir d’achat. Lequel ne présente aucun progrès depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Les associations de consommateurs grognent. Une étude de l’INSEE révèle récemment que les salaires des français est resté stables depuis 1978 ; notamment à cause d’une hausse des cotisations sociales. C’est le genre de chiffre qui semble bon d’étouffer pour un président de la république soucieux de sa côte de popularité. Une fois de plus Nicolas Sarkozy décide de montrer un problème pour en cacher un autre bien plus gros encore. Il semblerait que notre président de la république soit devenu un maître dans l’art d’étouffer et de camoufler les informations…

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