Femen

Des petites culottes pour l’archevêque de Madrid !

Les femmes espagnoles qui s’opposent à l’IVG mais plus particulièrement au projet de loi sur la restriction du droit à l’avortement, ont souhaité montrer qu’elles n’allaient pas se laisser faire. C’est comme cela que des membres du groupe des Femen se sont encore fait remarquer (mouvement de femmes, qui défendent le droit des femmes). Les Femen sont connues pour tendre vers un féminisme plutôt radical. Cela ne nous étonne donc pas d’apprendre qu’à Madrid, des femmes se baladant les seins à l’air, ont balancé allégrement en direction de l’archevêque madrilène des petites culottes, tâchées de faux sang (mmmh, miam des règles et des fake en plus !). On ne sait pas comment l’archevêque a interprété ce geste mais on suppose qu’il  l’a plutôt mal pris.

Si ces filles sont coriaces, c’est parce que le gouvernement espagnol fait passer un projet de loi qui crée la polémique quant aux droits des femmes, notamment en matière d’IVG et d’avortement. Selon ce projet, les femmes peuvent avorter sans justification à 14 semaines et au delà de 22 semaines, seulement si leur grossesse est un danger pour la santé mentale ou physique, ou si elles ont été victimes d’un viol  (merci le timing). Par contre pour celles qui ont des accidents de préservatif ou de stérilet ou pour celles qui, tout simplement, ne peuvent pas garder l’enfant, c’est proscrit. Certes, on peut se poser la question « Et si j’étais en train de faire mourir un petit être  qui est ma chair et qui n’a rien demandé à personne ? Et si je n’assumais pas ce qui m’arrivait ? ». Mais on peut à l’inverse se dire « Est-ce qu’on n’est pas en train de m’enlever mes droits et de me dicter ma conduite dans un choix personnel ? »

Au cours des années 20, on a interdit la pilule et la pratique de l’avortement en France, ce que je trouve personnellement scandaleux puisque là, les femmes pouvaient tomber en cloque lors de n’importe quel rapport sexuel non protégé (il n’y avait pas de question du viol en ces temps reculés). En 1975, le droit à l’avortement est enfin reconnu (merci madame Veil).

Aujourd’hui, la science et la médecine ont permis de développer des méthodes et outils permettant de prendre soin de ce genre de situations. Alors pourquoi s’entête-t-on à emmerder les femmes ? Même si je respecte la position des opposants, je comprends celle de mes comparses. Le genre de comportement conservateur dont font preuve actuellement certains membres du gouvernement espagnol donne des frissons.  Parce qu’au delà de la protection de la vie, c’est un droit que l’on retire à la femme. Ou plutôt une contrainte que l’on impose à son corps, qui lui est propre et lui appartient.

En plus, les Espagnol(e)s ont d’autres chats à fouetter : du style la crise et le chômage, donc il faudrait essayer de les ménager un peu.

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