Différents dans leur psychologie?

Autrefois, ces différences étaient affirmées fortement: le plus souvent en faveur de l’homme d’ailleurs.
Aujourd’hui, après de légitimes revendications féminines, la tendance existerait pltôt à nier ces différences:

« Non, la femme, dit-on, n’est pas le sexe faible… mais le deuxième sexe » (Simone de Bauvoir)… et pourquoi pas le premier??

- Les différences relevées restent souvent discutées: ce sont la plupart du temps des affirmations non prouvées véhiculées par la culture ambiante. Est il si sûr par exemple que les femmes soient plus anxieuses, plus impressionnantes, plus serviables, plus capricieuses que les hommes? Est il si sûr que les hommes soient plus courageux ou plus forts? Nous vivons ur des clichés stéréotypés qui ont la vie dure, en dépit de multiples mises au point.

- N’y a-t-il pas plus de similitudes entre les sexes que de différences? Et ces différences ne sont-elles pas d’abord un question de degrés?

- Les influences sociales et familiales ne sont-elles pas aussi très importantes pour la psychologie des individus? Un climat familial peut être heureux ou tendu; le père autoritaire ou faible; la mère affectueuse ou froide; la situation pécuniaire aisée ou difficile; le quartier bourgeois ou populaire. Tel enfant refuse son sexe parce que ses parents désiraient qu’il fût autrement: les déterminismes hormonaux cèdent parfois le pas sur les déterminismes socio-éducatifs.

- Enfin, l’homme n’est-il pas un être libre, capable de construire sa personnalité dans le sens qu’il veut? N’a-t-il pas la possibilité d’influer sur sa nature? Ainsi, la femme moderne se sent capable de se hisser là où l’homme pensait régner en solitaire. N’est-elle pas capable, elle aussi, de créer, de calculer, d’imaginer, de composer…?

Toutefois, même si la plupart des différences relevées sont probablement surtout culturelles (et donc susceptibles d’évolution), il reste que l’homme et la femme n’habitant pas le même corps, des différences de structure peuvent subsister; la culture d’une époque pourra amplifier, minorer ou moduler ces différences:

* les cerveaux tout d’abord: « Les cerveaux des garçons et des filles, des hommes et des femmes sont différents » (Sandra Witelson) (bon ça, il ne faut pas sortir de polytechnique pour le savoir, mais bon…) Ainsi, il y aurait chez l’homme un plus fort développement de l’hémisphère doit, centre de la synthèse, de l’aptitude au repérage dans l’espace; chez la femme, un plus fort développement de l’hémisphère gauche, centre de la parole, centre de l’analyse. Bien des découvertes restent à effectuer dans ce demmaine.

* les hormones agissent différemment chez l’homme et la femme. Chaque sexe possède en petite quantité les hormones de l’autre sexe. Les hormones mâles, dominantes chez l’homme, occasionnent par exemple une propension à l’agressivité. Les hormones femelles, dominantes chez la femme, une tendance à la passivité, à l’accueil.

* la force physique est en règle générale l’apanage de l’homme. Bien que nous ne soyons plus à l’âge des cavernes, ce fait influe sur les comportements. Celui qui dispose d’une certaine force a des chances d’être moins craintif en face d’une possible agression.

* la sexualité n’est pas vécue non plus de la même façon. Les organes de l’homme sont externes, ceux de la femme, internes. L’homme a parfois tendance à considérer la sexualité comme un à-côté de sa vie; la femme vit sa sexualité dans l’intimité de son corps: elle en ressent davantage la gravité… et les conséquences.

Bien sûr, tout ceci n’est que généralisation, c’est juste une analyse d’après des données scientifiques.

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