Dostoïevski Crime et Châtiment


Dostoïevski est né en 1821 en Russie. A partir de 1844, il se consacre à l’écriture. Il fréquente les cercles révolutionnaires et fut arrêté pour son activisme contre le Tsar. D’une condamnation à mort annoncée, il fut déporté dans un camp de travail en Sibérie. C’est là-bas que Dostoïevski se métamorphosa, il devint extrêmement pieu. Crime et Châtiment est le 23ème des récits de l’auteur. Et il fut un de ses premiers livres  qui fut remarqué à l’époque.

Raskolnikov est un jeune étudiant de vingt-trois ans. Un garçon sombre et mélancolique. Généreux et bon. Arrogant et fier. La pudeur est chez lui presque maladive. Il refuse d’exprimer ses sentiments. Tout l’ennuie. Il ne s’intéresse à rien de ce qui intéresse les autres. Retranché sur lui-même. Il se croit être un « surhomme ». Par manque d’argent, il doit mettre un terme à ses études. Se considérant comme différent. Il cherche à éprouver les limites de sa liberté par le mal et la transgression de l’ordre moral. Ceci jusqu’à en arriver à l’assassinat. « Si un jour, Napoléon n’avait pas eu le courage de mitrailler une foule désarmée, nul n’aurait fait attention à lui, et il serait demeuré un inconnu. ». L’auteur à plusieurs reprises Napoléon. Raskolnikov pense qu’il peut transgresser les limites de l’ordre moral, si cela se trouve être à des fins positives. Il soutient que si Newton ou Kepler avaient dû tuer une même cent personnes pour éclairer l’humanité de leurs idées, cela en aurait valu la peine. Mais le drame survint et Raskolnikov tua sa sœur par mégarde. Il se retrouve confronté à l’acceptation qu’il n’est qu’un homme. Une rencontre va tout changer pour lui. Une jeune prostituée répondant au nom de Sonia. Raskolnikov s’aperçoit alors que le dévouement en quelque chose n’est pas si méprisable que cela. Emu par la dévotion de la jeune femme pour subvenir à la survie de son foyer. Il se confesse alors pour la première fois vraiment. Se soumettant à la morale qu’il avait tant méprisée, il rejoint la bonté originelle. Tout au long du roman, on ressent la douleur psychologique de Raskolnikov. Par ses prises de consciences, il rentre dans une paranoïa qui le tourmentera tout au long du roman. Sa rédemption passera par l’acceptation de l’autre.

Le rejet de la rationalité et de la raison est un thème récurrent dans l’existentialisme. Ainsi que dans les œuvres de Dostoïevski. Pour Friedrich Nietzsche, « Dostoïevski est la seule personne qui m’ait appris quelque chose en psychologie ». Seule la foi en Dieu peut sauver l’homme de sa dépravation. Cette philosophie est propre à l’auteur. En insistant sur les thèmes du salut par la souffrance, ce roman met en avant les points de vue de Dostoïevski sur la religion et l’existentialisme. Il traite aussi de sujets variés à travers ce roman. La charité, la vie de famille, l’athéisme, l’alcoolisme. Et par-dessus tout, la recherche identitaire d’un jeune homme.

Un roman passionnant. On suit la tourmente du jeune Raskolnikov. Son acceptation progressive de la moralité et du dévouement. A travers son expérience de la vie, il va peu à peu se libérer de la névrose qui l’avait conduit à l’acte le plus condamnable, tuer. A lire sans plus attendre.

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