Echec et mat

Les espoirs suscités par la performance de la semaine passée s’envolent en fumée au terme d’un match plein de frustration qui laisse à tout supporter du XV de France un goût amer en ce début de semaine. Un France – Angleterre, c’est toujours un classique. En demi-finale de coupe du monde, ça devient une revanche. LA revanche de la pluvieuse défaite de 2003 en Australie. Et samedi dernier, à un niveau où l’on n’attendait pas les anglais, plus que décevants  lors de leur préparation, c’est finalement l’équipe de France qui a brûlée ses cartouches sans jamais atteindre sa cible.

 

Le match commençait en fanfare, l’anglais Josh Lewsey profitait dès la 2ème minute d’une maladresse de Damien Traille sur une chandelle pour aplatir le ballon d’en l’en-but. Mais le match commençait à peine, et Wilkinson manquait la transformation. Les bleus étaient avertis mais pas abattus. Et ils rétorquaient en inscrivant deux pénalités par Lionel Beauxis à la 8ème et à la 18ème minute. Le score se stabilisait donc à 6-5 jusqu’à la mi-temps. Le match avait fait illusion en démarrant sur des chapeaux de roues avant de se fermer progressivement au point de laisser le score aux soins des buteurs des deux camps.

 

Au retour des vestiaires, la physionomie restait la même, français et anglais abusant d’un jeu au pied pas toujours lumineux. Chaque équipe prenait 3 points supplémentaires sur pénalité et le poteau repoussait une tentative de drop de Wilkinson. De quoi donner l’envie à nos bleus de se mettre à l’abri. Mais comme contre l’Argentine, la France n’a su changer d’options tactiques pour trouver des solutions. Et à cinq minutes de la fin du temps réglementaire, la perfide Albion poussait nos gaulois à la faute. Une faute que Jonny Wilkinson, pourtant peu en verve depuis le début du match, ne manquait cette fois pas de convertir en 3 points précieux. Une course contre la montre commençait alors, et c’est avec le désespoir d’une bête blessée que la France échouait face à la défense anglaise. La bête était finalement achevée par un Wilkinson encore une fois décisif, qui rentrait un drop en toute fin de match, score final 9 à 14.

 

Le camp français était dévasté quand l’arbitre à mis fin aux ébats. Notre grand gaillard à nous, Chabal versait des larmes attendrissantes. Et que dire des Pelous, Ibanez, Betsen et Dominici qui auraient tellement aimé quitter le XV français par la grande porte ? Ce match restera une blessure douloureuse pour le rugby hexagonal. Une rencontre morne au dénouement dramatique que personne ne méritait de gagner, si ce n’est Wilkinson. Et il était anglais.

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