Economie… liberté??

On entend souvent dire que l’économie est sans pitié car elle laisserait aucune place à l’aspect humain. Cette critique n’a aucun sens car on ne peut pas découper une personne entre une part qui serait économique, une qui serait sociologique et l’autre politique. La science économique est la science du comportement de l’homme en société. Et le point de départ de tout raisonnement économique et social est fondé sur une hypothèse simple: chaque individu recherche son utilité, c’est à dire tout simplement ce qui est capable de satisfaire un désir, quel qu’il soit.

Hors de la morale

En ces ens, la science économique qui fournit des explications sur la manière dont s’effectuent de tels échanges ne dit ni le bien ni le mal. Elle ne fait pas de différence entre ce qui est rationnel ou irrationnel, moral ou immoral. Elle est en fait amorale, c’est à dire hors de toute morale. En ce sens, l’économiste est très subversif et les institutions s’en méfient car il analyse sans émettre de jugement de valeur et avec les mêmes concepts des formes de commerce très différents, des carottes aux voitures en passant par les armes ou la drogue. Pour mener ces analyses, il dispose d’une « coîte à outils » contenant des concepts. Ce sont notamment l’offre et la demande, le taux d’interret, la concurrence, la consommation et l’épargne, le capital et le travail… Tout cela fait l’économie.
Or on nous dit qu’il n’y a pas de marchés sans règles et pas de règles sans un contrôle de l’Etat. Pour l’économiste qui pose comme postulat de base la liberté de l’homme, toutes règles apportées de façon extérieure au monde de l’économie est inutile et le plus souvent nuisible. Les règles apparaissent en réalité dans le processus me^me de la négociation économique. Par exemple en fixant un salaire minimum comme le SMIC on se dit que cela permet aux gens les plus démunis d’avoir de quoi subvenir à leurs besoins. Mais là on est dans la morale en disant que ce n’est pas bien de proposer des salaires jugés « indécents ».
Hors de la morale, il faudrait se dire que des salaires fixés arbitrairements empêchent l’embauche d’autres salariés. Les premiers à se réjouir su SMIC sont les employeurs. En effet le niveau de chômage est tel que les salariés en place n’osent pas protester contre les bas salaires, tandis que les syndicats défendent d’abord les interêts des gens qui ont un travail avant ceux qui n’en ont pas!
C’est pourquoi anarchie et économie sont synonymes… à bon entendeur…

3 commentaires

  1. Anonyme

    Bien peu de gens ont compris ce qu’était l’économie, pourtant ça existe depuis les sociétés primitives, ça a juste changé de forme, mais l’économie n’est sûrement pas un gros monstre…
    Cependant, ça n’est qu’un aspect du monde! Il faut donc après optimiser la part de tous les aspects pour arriver à un système optimal (mais sûrement pas parfait).

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