education nationale

Des milliers.

Des milliers d’enfants embrigadés dans des sectes ou soumis à des traitements aberrants.

C’est ce que révèle –ou ne fait que confirmer parfois– une note de synthèse des Renseignements généraux remise il y a peu à la Mission interministérielle de lutte contre les sectes, présidée par Alain Vivien. Ainsi, quelque 500-mineurs sont à la merci de 19 «communautés fermées» ; plus de 40.000-autres dépendent, soit directement soit par l’intermédiaire de leurs parents, de 48-communautés non autarciques auxquelles s’ajoutent 18-mouvements parasectaires. Mais, surtout, pas moins de 6.000-enfants sont astreints à une scolarité «hors norme», soit dans des établissements privés hors contrat affiliés à des organisations sectaires, soit dans le cadre familial.

Pas de vaccination

De plus, d’autres enfants se voient interdire de participer, au sein même des établissements relevant de l’Education nationale, à certaines activités scolaires ou aux fêtes de fin d’année. Diverses structures à «caractère simili-scolaire», émanations directes de plusieurs sectes, proposent, en outre, des gardes d’enfants, des cours de rattrapage, des activités d’éveil. Certaines des sectes refusent la vaccination des enfants, usent de maltraitances, d’abus sexuels, voire –le Temple Solaire– pratiquent des meurtres d’enfants dans le cadre de «suicides» collectifs. Certaines pratiquent la «dépossession» en séparant les enfants de leurs parents.
Un récent décret du ministère de l’Education nationale a renforcé le contrôle de l’enseignement dispensé dans les écoles hors contrat.

Des fermetures d’écoles ?

D’ailleurs, la ministre Ségolène Royale réunit demain les inspecteurs d’académie sur ce problème. «Il est maintenant possible de contrôler les contenus de l’enseignement dispensé dans des écoles privées sans contrat. D’autre part, la loi prévoit le contrôle des raisons pour lesquelles un enfant n’est pas scolarisé et permet même des sanctions au cas où l’enfant serait volontairement soustrait à l’obligation scolaire», a déclaré la ministre. Qui a ajouté : «La première mesure empêchera certains détournements de la loi au nom d’une prétendue liberté d’enseignement et pourrait même amener à des fermetures d’écoles».

De la maternelle à la troisième… avec la Scientologie

Un cas, parmi d’autres, d’école hors contrat fonctionnant sous l’influence directe d’une secte : l’institut Aubert à Vincennes. Un établissement privé dispensant l’enseignement de la maternelle à la troisième.

En novembre dernier, il est fermé pour –officiellement– «des raisons de sécurité». Des travaux effectués remettant l’établissement dans les normes requises, c’est la réouverture en janvier. Ce qui ne calme pas tout à fait les inquiétudes de parents et d’élus. Un parent d’élève porte plainte contre l’institution «pour présentation mensongère de ses objectifs et de ses méthodes». Le maire du XIIe-arrondissement de Paris commente : «La Scientologie emploie décidément tous les moyens possibles pour recruter de nouveaux adeptes». Il ajoute : «Rien n’indique que cette école est dirigée par la Scientologie. C’est à dire que des parents risquent, en toute innocence, de confier leurs enfants à cette secte».

Une appartenance à la Scientologie qu’il est difficile de nier. La directrice de l’établissement ne cache pas son appartenance à «l’église». Des livres de classe font explicitement –par le texte et l’image– référence au message de Ron Hubbard, l’inventeur de «l’église» de Scientologie.

Et la porte-parole de «l’église» en France déclare : «Que reprochez-vous à cette école ? D’obtenir de bons résultats ? De réussir à remettre des enfants qui étaient en difficulté dans le système éducatif grâce aux méthodes pédagogiques de Ron Hubbard…»

« Faire valoir les droits des enfants »

Députée de la Haute-Garonne, Yvette Benayoun-Nakache, fait partie du Groupe parlementaire sur les sectes. En décembre dernier, avec d’autres élus, elle a présenté une proposition de loi tendant à renforcer le rôle des associations dans la lutte contre les sectes…
«En décembre-1998 –outre le dépôt de la proposition de loi– j’ai posé une question orale au Garde des sceaux. Des chiffres, inquiétants, nous étaient parvenus.
Il était, effectivement, fait état de quelque 6.000-enfants qui échappaient au contrôle de l’Education nationale. Des enfants inscrits dans des écoles hors contrat,  »-instruits- » dans leur famille ou au sein de communautés sectaires… Je parlais alors de  »-pandémie sectaire qui menaçait nos institutions et menaçait l’intégrité physique et mentale de milliers d’enfants… Je me réjouis, que en conséquence de toutes ces préoccupations exposées, la ministre Ségolène Royal –comme il était prévu– mette en œuvre, avec les inspecteurs d’académie, des mesures de contrôles scolaires qui permettront d’arracher des enfants à l’emprise sectaire»

3 commentaires

  1. Anonyme

    ton article est tres interressant mais comme je disait souvent a morganpetiau essaye de faire avec tes propre mots sans faire du mot a mot au recopiage cela est irrespectueux pour celui qui a fait lui meme l’article, j’ai fait cette erreur il y a 3 mois et pis ben j’ai réaliser mais sinon tu as trouver a article qui m’a franchement bien intérrésser!!!

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