En route pour 2007!

Tous les jours nous assistons à une guéguerre entre Villepin et Sarkozy et de temps en temps Chirac qui est déclaré fini apparaît comme un arbitre prétendant . La gauche aligne des dizaines de candidats et potentiellement une candidate, mais ce parti n’a pas encore choisi son candidat officiel alors que l’on donne Ségoléne Royale gagnante comme si il s’agissait de Star Académy. Les sondages sont rois pendant ce temps et on a vu en 2002 que le second tour Chirac-Jospin n’a pas vraiment eu lieu.
Mais n’est ce pas là le danger de notre démocratie et le problème du quinquennat, il semble que les affaires intérieures sont paralysées par les candidatures de chacun. N’est ce pas là des annonces prématurées?

Ce sujet soulève de nombreux problèmes en rapport avec notre démocratie. Ainsi l’alternance Gauche/Droite qui engendre un changement de politiques trop rapide. Elles ne sont donc jamais assez exploitées; et les mandats des présidents, comme des ministres semblent plutôt être des statuts économiques intéressants et les meilleurs emplacements publicitaires que des rôles politiques visant à améliorer le bien être de la nation.
Car il semble qu’en France, nous avons oublié l’importance de cet élément: les politiques, l’Etat agit pour la nation. Mais il apparaît qu’il agit plus pour lui même et ses intérêts.

Le champ politique est dénaturé.

C’est une course, et une durée, plus qu’une fonction pour la nation. C’est cela aussi le problème de la démocratie: elle permet à tous (ou presque) de voter ou d’être élus. Ces présidentielles ont les aspects de publicités. A vrai dire, il y a moins d’images et de concurrence publicitaire dans un supermarché qu’en politique.
2007 est la finalité du tapage médiatique qui, si l’on réfléchis bien, se sert de la démocratie plus qu’il ne la sert.

Plus concrètement, la bataille De Villepin/Sarkozy est digne d’un ridicule et d’une inutilité pharamineuse. C’est comme de se faire parachuter nu: c’est drôle, sans plus. Et monsieur Chirac revêt lui, en effet, le bel habits de l’arbitre, le grand manitou dont on se déchire déjà l’héritage.

La « monarchisation » du pouvoir apparaît clairement. C’est une drôle de « monarchie » que cette campagne 2007. Une monarchie non déclarée, avec élection du dirigeant, qui « manipule » sa propre publicité dans une quête du pouvoir qui sert ses intérêts.

2007 pose sur l’échiquier beaucoup de candidats, crédibles ou non. La pluralité politique est dépassée, car il y existe plusieurs candidats pour un même parti. Comment alors vouer son vote à un parti qui n’est pas capable de s’unir autour d’un personnage ?
Comment faire confiance à un système de politiciens divisés entre gauche et droite; plus pour l’antagonisme de lutte de pouvoir que pour leurs théories politiques très proches ?
2007 exclu les candidats qui n’ont pas les « moyens » ou les « possibilités » qu’ont les « dauphins » des présidents. Il semble donc que la partie soit jouée à l’avance; trois ou quatre candidats maximum sont « éligibles » sur la quinzaine présentée.

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