Freddy – Mes couleurs

Grâce aux voyages, Freddy a enrichi sa palette, affiné sa plume, aguerri son écriture, trouvé sa voix : une destinée musicale qui aura mis du temps à se dessiner.
De la banlieue parisienne aux côtes varoises, l’enfant lunaire se découvre des prédispositions artistiques dans son imaginaire. Le dessin – « des classeurs entiers, des bandes dessinées » – et l’écriture – « des petits poèmes, des rimes, sans penser à la musique » – viennent combler l’absence du père, forger sa sensibilité, libérer des émotions trop souvent enfouies. Seules les musiques de relaxation de sa mère, thérapeute et guérisseuse, se font alors entendre à la maison. « J’étais mal barré » confie-t-il dans un grand éclat de rire.

Changement de climat, de vie aussi. De retour en Ile de France, l’adolescent déraciné plaque le dessin « sans savoir pourquoi » et s’achète son premier poste à 16 ans. Ses premiers albums aussi. Première claque : le groupe de new jack swing Guy. Il fréquente ensuite des chorales jazz et gospel avant de fonder à 20 ans le groupe de R&B vocal Washa. Une période fondatrice pour le « préposé aux textes ». L’auteur se révèle, contraint de « coller à la mélodie au mot et au pied près ». Limité à ces fonctions, il décide de franchir le pas et prend des cours de piano. « Je ne voulais pas devenir instrumentiste. Je voulais juste pouvoir me mettre devant un clavier, composer mes propres morceaux, afin de savoir ce que j’avais vraiment dans les tripes. » 

Ses Couleurs sont mâtinées de hip hop, de soul et de jazz, sur des oeuvres ayant pour toile de fond les rapports homme-femme. Avec ses ex-relations comme inspiration. Entre exigences exagérées (Elles Veulent Tout), dévotion mélancolique (Nina), ode à la femme salvatrice (Tout C’Qu’Elle Est) et sentiments ambivalents (J’t’aime), il dépeint, avec ironie, humour et tendresse, les conflits, les concessions, mais aussi l’amour et ses fruits. Comme ce prémonitoire Cadeau, titre sur la future paternité, ‘carnet rose’ enfanté deux semaines avant d’apprendre qu’il sera…père. En noir et blanc, Sucre Ebène évoque le métissage de couleurs et de sons, lui qui est tout autant influencé par la musique noire américaine – qu’elle soit de Sly Stone ou des Soulquarians – que par la chanson française des Brel, Brassens et Renaud. Du ‘monochrome à l’arc en ciel’, il évoque ses soirées ‘stupéfiantes’ et avilissantes (Sur Le Coton) avant de livrer une vibrante lettre à son grand père disparu (Je t’imagine).

Auteur, compositeur et interprète, Freddy offre une fresque intemporelle, authentique et d’une rare maturité.

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