Ghesquière et Taponier : la libération

Ghesquière et Taponier : la libération

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponieront retrouvé leurs familles, et le QG de France Télévisions, après avoir goûté au statut de journaliste prisonnier des talibans, en Afghanistan : contents d’être accueillis au bercail, mais furieux de constater que certaines mentalités n’évoluent pas (ou peu).

C’est lors de cette longue séquestration (environ 18 mois), que Claude Guéant, (ex-secrétaire général de l’Élysée) avait dénoncé le comportement imprudent deGhesquière et Taponier.

Si l’on vulgarise son discours ça donne à peu près la version suivante: «Hervé et Stéphane n’ont rien dans la tête, ils sont partis sur un terrain inconnu alors qu’on les avait prévenus. Tant pis pour eux, ils n’avaient pas à aller dans cette zone à risques (vilains garçons, petits voyous) ». (NB: évidemment, il ne s’est pas exprimé de cette façon, mais on transcrit l’état d’esprit).

Pour Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ces sornettes n’ont pas leur place, au sein des codes éthiques du journalisme. Le rôle du journaliste est justement de donner un regard objectif sur ce qui se passe dans le monde, et ceci, dans l’intérêt de tous. Les deux reporters ont estimé qu’il était de leur devoir de se rendre dans la région du Kapisa, où leur enlèvement avait eu lieu.

Leur libération est un signe d’espoir (à moins que les échanges de prisonniers français et talibans ne soient pas vraiment de bon augure). C’est également un appel à la persévérance pour informer, communiquer, et faire part de la vérité.

Une pensée pour les otages du monde entier, exécutés ou toujours détenus, et qui n’ont jamais cessé de porter en eux la liberté de la presse …

 

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