Hugo Chavez dans une dérive anti-démocratique

Hugo Chavez est né le 28 juillet 1954. Il suivra des études militaires, jusqu’à être diplôme de l’académie militaire du Venezuela. En 1983, il fonde son parti politique : le MRB 200 (Moviento Bolivatiano Revolucionario 200). Son engagement politique le poussera à prendre des cours de sciences politiques à l’Université Simon-Bolivar de Caracas. Il obtiendra une maîtrise en 1990. Deux ans plus tard, le 4  février 1992, son parti lance l’opération « Ezequiel Zamora ». Il s’agissait en fait d’un coup d’état destiné à renverser le président Andrés Pérez. Chavez écopera de deux ans de prison. Entre 1992 et le 2février 1999, date de son élection démocratique, la marche chaviste prend forme et se donne une vitrine de « mouvement de cinquième république » Il se donnera pour slogan « Fléau de l’oligarchie et héros des pauvres ». Ainsi, les milieux populaires exclus des rentabilités du pétrole, votent massivement pour Chavez. Le nouveau président Vénézuélien peut alors entamer sa révolution. Il fait voter une nouvelle constitution qui autorise le chef d’état à se représenter deux fois seulement. C’est cette même constitution qu’il cherche actuellement à modifier. Depuis, qu’Hugo Chavez est au pouvoir, on peut dire que son pays a changé, grandi, évolué. Grâce à l’argent issu de la manne pétrolière (le Venezuela est le troisième pays exportateur de pétrole), Hugo Chavez arrivera à soutenir les classes populaires. Ainsi dans ce pays d’Amérique Latine, L’éducation a fortement augmenté. Et toujours grâce au pétrole, Chavez fera venir de Cuba  20 000 médecins en échange d’un tarif pétrolier réduit. Hugo Chavez donnera surtout une aura internationale à son pays, qui s’étendra sur toute l’Amérique Latine. Leader de l’anti-américanisme, il dénonce brillamment les politiques de Georges W. Bush. Il accuse surtout les américains d’impérialisme à l’image des Espagnol autrefois. Hugo Chavez veut se donner avant tout une image humaine en prônant le socialisme du XXIème siècle. Cependant il créé la polémique à cause de ses amitiés avec Fidel Castro ; mais surtout avec Mahmoud Ahmadinejad ; président Iranien, qu’il dit être un frère pour lui. Il signa plusieurs accords de coopération avec l’Iran. Rappelons que l’Iran détient la deuxième réserve mondiale de pétrole.

 

                La polémique de la nouvelle constitution.

                Grâce à ses politiques nobles en matière sociale, Hugo Chavez a réussi à acquérir une certaine popularité. Néanmoins cette popularité ne suffit pas pour aveugler le peuple Vénézuélien au sujet de la réforme constitutionnelle. Il faut dire si Hugo Chavez est populaire, il semble avoir quelque souci au niveau de la régularité démocratique. Ainsi, son assemblée nationale ne se retrouve composé que membre de son parti, ainsi, que des sympathisant. La raison de ce déséquilibre étant que les partis de l’opposition ont boycotté les élection législatives de 2005. Ceci implique que dans le régime d’Hugo Chavez, on assiste à une absence de dialogue avec l’opposition. A cela s’ajoute un mouvement étudiant traité de fasciste par le chef de l’état, une militarisation de la vie politique et une opacité des dépenses publiques. Le plus grave problème étant le contenu même de la nouvelle constitution. Le texte prévoit de changer 69 articles de la constitution actuelle.  Les changements prévus provoqueraient une réélection présidentielle indéfinie accompagnée d’un allongement du mandat de 6 à 7 ans, une politisation de l’armée et une suppression de la liberté d’information. Ce sont les bastions d’une démocratie qui se retrouvent ainsi en danger, le nouveau texte décrivant le Venezuela comme étant un pays socialiste avant tout. Alors dans le monde politique vénézuélien, on s’inquiète grandement. Julio Borges du parti Primero Justicia (Centre droit) parle d’une « réforme liberticide » et qu’Hugo Chavez utilise des « moyen anticonstitutionnel ». Même les partisans d’Hugo Chavez semblent sceptiques. Raul Baduel, ancien ministre de la défense dénonce un « coup d’état ». Hugo Chavez est donc de plus en plus contesté. En Témoigne des récents sondages : Le non semble progresser (45%), 31% de la population vénézuélienne approuve le texte. Enfin 24% des sondés sont encore indécis. Le Venezuela n’est donc pas encore prêt à dériver dans un régime autoritaire

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