Indigènes : réhabiliter la mémoire des combattants oubliés

Héros oubliés de l’histoire, les combattants de l’ancien empire colonial français, ont participé aux combats les plus meurtriers de la seconde guerre mondiale. Issus du Maghreb ou d’Afrique noire, ils se sont tous battus pour la France. A la libération, aucun d’entre eux n’ont eu l’autorisation de défiler sur les Champs Elysées, pire, à la décolonisation, leurs pensions ont été gelées. Ces hommes, méprisés par l’Etat Major, ont combattus pour la liberté, pour les valeurs françaises.
Ce film comble un chapitre oublié par l’histoire.

Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Sami Bouajila, Samy Naceri : un casting d’acteurs tous issus de l’immigration, pour tenter de répondre à des questions trop souvent restées sans réponses. Ce film apporte un éclairage différent sur les évènements de 39/45. Le tournage a duré 5 mois entre le Maroc, la Provence et les Vosges. Il a demandé un budget de 14,5 millions d’euros, bouclé grâce à l’intervention des autorités marocaines et quelques « mécènes » français, tous convaincus par la verve de Jamel Debbouze qui a coproduit le film.

Il aura fallu un film…

Indigènes rompt un tabou trop souvent entretenu par les consciences. A l’avant première du film, Jacques Chirac, ému, décide de rendre leur dut à ces combattant d’infortune. Les pensions seront reversées sans les arriérés, trop coûteux pour le gouvernement.
Prix d’interprétation collectif à Cannes, le film traite sans esprit de règlement de compte et avec émotion cette phase de l’histoire qui, on l’espère ira grossir les manuels du secondaire au chapitre « Seconde guerre mondiale »

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