Infidélité, comment pardonner ?

Lorsque l’être aimé réinvente à sa manière les règles du jeu de l’amour, on jongle entre aventure et déchirure, transparence et secret.
«J’ai toujours été infidèle » lance Jérémy. « C’est comme ça, j’y peux rien » renchérit il, comme transporté par le désir. Son plaisir, c’est la chasse, la conquête. «Ce moment d’une grâce inouïe, poursuit-il, qui fait basculer la fille de la réserve à l’abandon.»

Pour essayer de comprendre, voici un extrait de l’ouvrage de Pascale Wattier et d’Olivier Picard, auteurs de l’ouvrage Mariage, sexe et tradition (Plon).

La notion de fidélité est-elle universelle? «En Afrique subsaharienne, le mari a souvent une épouse non officielle ou une maîtresse appelée le “deuxième bureau”, explique Odon Vallet, historien des religions. En Iran, il existe des aventures légalisées: les mariages temporaires, contractés pour un jour, un an, qui permettent d’échapper aux lois sur le mariage: dot, indemnité de répudiation…» La notion de couple n’existe pas dans toutes les sociétés. Par exemple, en Chine, l’ethnie des Na est régie par la polyandrie, où une femme a plusieurs hommes! «La nuit, des “amants visiteurs” viennent lui rendre visite et ne jouent aucun rôle dans l’éducation des enfants. En fait, le sperme n’est pas considéré comme fécondant. Le bébé est issu de l’esprit de son oncle, qui se réincarnerait dans le ventre maternel. On peut considérer qu’il s’agit d’une société matriarcale, qui fait la part belle au plaisir féminin…» Ici, pas d’ «amour-toujours». On n’en trouve pas plus chez les Aches (Paraguay) ou les Bari (Venezuela), où la paternité est divisible et le petit nourri par ses multiples pères putatifs.

Tu me dira, nous sommes en France et ici, un couple fonctionne par deux… ça tombe sous le sens, mais pas pour tout le monde !
Garçons ou filles d’ailleurs. Qui est à l’abri d’un instant de faiblesse, d’un regard, d’une attirance ?
On rêve d’exclusivité, mais on exalte une sexualité fraîche et vagabonde. On navigue à vue entre deux hypocrisies: le tout-interdit et le tout-permis. La fidélité n’est plus ce tabou qui déchirait les consciences: 39% des garçons entre 15 et 25 ans – contre 24% des femmes – confient avoir déjà trompé leur copain (ine), selon un sondage Ifop réalisé en 2000. Plus d’un homme sur 3.
Que cherche ont dans le fait de tromper ? Un CDD amoureux ou une aventure qui nous change de l’ordinaire ? Un regard neuf sur nous même ? Connaître notre potentiel de séduction ?

L’infidélité laisse des marques souvent indélébiles, des blessures qui ne se referment pas toujours. Comment s’en sortir sans trop souffrir ?

Pour l’intéressé (e) , l’infidélité a toujours l’effet d’un tremblement de terre. On doute, on se questionne, on hésite, on se remet en question… souvent pour trouver une excuse à celui ou celle qui nous a fait ça. On veut savoir pourquoi !
Le passé s’effondre, l’avenir est bouleversé. Si la blessure est trop profonde, même avec toutes les excuses possibles, même avec des discussions qui durent des heures, on revient au point mort. On reste seul (e) . Jeter l’infidèle à la porte sans autre forme de procès ou, au contraire, essayer de discuter? Chacune et chacun a, en théorie, une idée sur la manière de réagir à l’infidélité.

On se redonne une chance?

-Faire preuve d’ouverture de cœur et d’esprit, de part et d’autre.

-Éviter toutes les questions de détails liés à la sexualité, aux circonstances, aux lieux; tout nouvel élément dévoilé pouvant devenir une nouvelle obsession et faire perdre de vue les questions de fond.

-Éviter tout contact avec la tierce personne.

-Ne pas entretenir la «compétition».

Refaire confiance ou jeter l’éponge. La réponse est propre à chacun. L’important est de ne pas culpabiliser, ne pas s’oublier dans l’autre et au final s’effacer (changer de comportement pour le/la récupérer par exemple)
Le fait d’en parler à l’entourage aide, mais la reconstruction de soi même est le plus important. Alors, même si c’est difficile, vis ta vie et fonce !

3 commentaires

  1. nanacruz

    je suis marié depuis une année, avec une jeune fille de 24 ans , j en ai 50, elle m a déjà tromper après 3mois, je lui ai pardonner mais je n arrive pas à oublier, mais je suis réaliste, vu la différence d age je lui trouve des excuses , je crois que l infidélité est une recherche d un manque avec l autre, j ai eu ma jeunesse j en ai profitai mais elle pas du tout, j étais le premier homme de sa vie, et je crois que maintenant elle se rend compte de son pouvoir de séduction sur les hommes, avant elle était très timide et réservée, maintenant elle a pris beaucoup d assurance en elle, je sens que je vais la perdre un jour , je suis très réaliste sur notre différence d age ,alors j essaie de vivre avec elle au jour le jour, l

  2. Eccentric

    pas si simple tout ca… moi, je le vis actuellement, j ai pardonne, mais je reste tout de meme fragile, meme avec une therapie, c est une vraie claque! et pourtant je me suis dit que les choses n arrivent jamais par hasard, ma part de responsabilite est ineluctable, rien que d y penser, ca fait mal aussi. c est une reconstruction au fil des jours, c est douloureux et si frustant de se dire qu en meme temps, on n a pas ete a la hauteur a un moment ou a un autre…! je crois qu il faut aimer profondement pour que cette nouvelle relation fonctionne – bisous a tous – MLaure

  3. ima_funny_bunny

    PAs simple effectivmeent mais il ne faut JAMAIS pardonner une infidélité. Un homme (ou une femme) infidèle le restera c’est « plus fort qu’eux ». J’ai véçu cette situation. Ce n’est pas simple , ça fait mal mais c’est nécessaire !

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