Interview d'Abd Al Malik

Interview d’Abd Al Malik

Il maitrise la langue avec brio. C’est ce qui fait de lui un artiste à part. Abd Al Malik est inclassable : chanteur, rappeur, slameur, poète, écrivain (il a été récemment récompensé par le prix Edgar Faure 2010 de littérature politique pour son ouvrage  « La Guerre des banlieues n’aura pas lieu ».), intellectuel… Artiste à part, car en réalité « Abd Al Malik n’existe pas ! ». Il le dit lui-même. La langue, c’est avec des écrivains et philosophes comme Deleuze ou Derrida qu’il a appris à l’aimer. La musique, il ne l’envisage pas sans sa femme Wallen, son frère Bilal et son acolyte Matteo Falkone. Une synergie vertueuse, où le passé sert de moteur. Ainsi, le premier titre « Valentin » a été écrit en hommage au grand-père de l’artiste, décédé, alors que ce quatrième opus n’en était qu’à ses balbutiements. Sous ses airs légers et dansants, le single « Ma Jolie » traite des femmes violentées. Un titre représentatif de ce nouvel album : à la fois coloré et sombre, dans l’instant et nostalgique, gai et grave. La recherche de l’unicité dans le paradoxe.


S’il aime conjuguer les cultures, mêler les talents, il sait aussi fusionner les musiques. Ainsi, monseigneur Abd Al Malik a-t-il fait cohabiter la rumba congolaise avec le rock, l’électro-pop ou encore la variété dans son château rouge, ouvert à tous, dans un souci de partage.

Abd Al Malik ou la maïeutique mise en musique.

 

 

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