Interview de Cendrillon et de son prince

Cendrillon est surement le conte populaire le plus fréquemment repris au cinéma, à la télévision ou sur les planches. Preuve de l’intemporalité de l’œuvre de Perrault (ou des frères Grimm, c’est selon). Mais c’est sans contestes la version de Disney qui figeât l’histoire dans l’inconscient collectif de chacun. D’ailleurs, Cendrillon, le spectacle musical, est librement inspiré du dessin animé.

Oubliez Cindy, la comédie musicale de 2002 qui situait l’intrigue à l’époque contemporaine. Ici, rien n’est temporalisé. Cendrillon porte une robe de conte de fée, tandis que le prince arbore une tenue d’avantage napoléonienne. Les deux méchantes sœurs (rebaptisées Suzy et Suzon pour l’occasion) portent perfecto et converses colorées (léger clin d’œil à la Marie Antoinette de Sofia Coppola) alors que son frère adoptif devient tyrolien le temps du spectacle. Beaucoup de libertés ont été prises avec l’intrigue originelle. Ainsi, en plus de Tonino, le frère de lait, Cendrillon se voit dotée d’une cuisinière au grand cœur. Au-delà de ces entorses, la belle mère acariâtre est  plus vraie que nature, la scène de bal est très réussie et l’horloge qui sonne les douze coups de minuit est tout aussi anxiogène que dans le conte !

 

 

Sur le papier, l’équipe du spectacle musical Cendrillon est prometteuse. On compte notamment Gérald Sibleyras (auteur du livret des Aventures de Rabbi Jacob; nominé 10 fois aux Molières; récompensé par le Laurence Olivier Award 2006 de la Meilleure Comédie pour Le Vent des Peupliers) et Agnès Boury (Les Hors-la-Loi; Panique à Bord; Créatures) qui signe la mise en scène. Dans les rôles titres, Aurore Delplace joue une Cendrillon très convaincante et Stéphane Neville campe un Prince charmant et charmeur à souhait.

On aurait aimé se faire prendre au jeu et être embarqué par la magie du spectacle, mais nous sommes restés désespérément assis dans notre fauteuil de feutrine rouge à espérer un peu d’audace. A réserver à un jeune public ou à ceux qui ont gardé une âme d’enfant. Pas d’inquiétude cependant, les robes brillent toujours autant et les citrouilles se transforment bien en carrosse !

 

 

2 commentaires

  1. Anonyme

    Moi j’aime bien. J’y suis allée avec mes deux cousines de 10 et 12 ans. J’avais un gros a priori, et en fait, c’est sympa. J’ai révé, c’est tout ce que je demandais en ce moment.

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