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Interview de Claudia Tagbo

Rieuse, autoritaire mais avant tout charmeuse, Claudia Tagbo incarne la femme libérée et indépendante du XXIe siècle. Son spectacle est un sprint fait d’humour, de danse et de chant durant lequel l’humoriste déploie une énergie inégalée. Rencontre avec une show-girl.

Bonjour Claudia. Le DVD de ton spectacle « Crazy » sort l’année de tes 40 ans. Mais c’est très tôt, que tu as eu des ambitions de spectacle, non?

Oui de comédienne. Dans les repas de famille, à la fin, il fallait que tout le monde s’arrête de parler. Je faisais mes spectacles où j’avais déguisé mon frère, ma soeur. Je faisais les chorégraphies. J’imitais les gens que je voyais à la télé, et puis à la fin il fallait surtout, surtout, applaudir et dire bravo sinon je me fâchais. Et il fallait d’abord que je salue. Si je n’avais pas salué, qu’on me disait bravo, ça m’énervait.

J’ai lu que ce n’est pas toi la plus marrante de la famille. C’est vrai?

Le plus drôle à la maison c’est le paternel parce qu’il sort des choses mais c’est tellement absurde des fois, qu’on est tous là, on n’arrête pas de rigoler sans cesse. Mes parents sont très drôles. Ma mère aussi. En tout cas, on a été élevé dans le rire et avec le rire.

Quelles est ta première vraie opportunité? Ta rencontre avec Kader Aoun et Jamel?

Voilà c’est ça la vraie première rencontre dans l’univers du rire. C’est à ce moment où tu te dis, « pourquoi pas devenir humoriste? ». Mon truc, c’est la scène, il n’y a rien de plus vrai. Avec Jamel, on était un peu comme une troupe. Par contre, quand tu te lances, pendant ces cinq minutes face à deux mille, ou trente personnes, ou quatre, on est seul. On est confronté à un moment donné à ces paires d’yeux, ces paires d’oreilles et il faut y aller. Donc l’énergie il faut aller la chercher.

Il y a une autre belle rencontre pour toi, c’est celle de Fabrice Eboué.

C’est une de mes plus belles rencontres oui. On s’est bien entendu tous les deux. Ça ne veut pas dire que tout est lisse mais on s’entend bien. C’est devenu un ami. On continue de bosser ensemble et je suis plutôt très contente. Lui aussi d’ailleurs je pense. Il a co-écrit et mis en scène le spectacle.

Qu’est-ce qui est le plus difficile pour un humoriste? Faire rire un public ou de parler de soi?

Je ne sais pas.  Avant de faire du stand up, de faire de l’humour comme ça, j’avais pour habitude quand je regardais les gens de faire rire.  (Claudia se met en scène) Ah mais non trop facile le truc, faire rire. Et en fait non. Le rire est vraiment quelque chose de très intime. On ne rigole pas tous de la même chose. On ne rigole pas tous de la même façon. Faire rire en parlant de soi c’est difficile. C’est un exercice particulier. Au départ c’est tout
petit comme ça dans votre nombril et puis ça ouvre sur les autres. On peut rire de la même chose mais avec des regards différents.

Tu joues beaucoup de ça entre la dualité homme/femme. Dans le sketch de la pub par exemple.

Exactement. Quand on a écrit le sketch, ça partait. C’était ce partage avec Fabrice. On est partis là-dessus sur ce truc ce truc de déodorant. Un mec qui vient, qui a une chemise, il y a des auréoles enfin bon oui ça va c’est un mec viril, il a bossé un peu, il a des auréoles. Une fille qui vient et selon où les auréoles sont placées, je peux vous garantir qu’on ne la regarde pas.  Parce que moi je sais, quand je transpire où d’ou je transpire les gens font « mais tu transpires comme un mec! ». Qu’est-ce que ça veut dire au juste? Il faudrait même que dans la transpiration on soit en pause.

Tu fais plusieurs apparitions dans des films actuellement à l’affiche. Le cinéma te tente?

C’est le public qui doit le dire, pas moi. Il y a deux belles productions « Supercondriaque » et « Le crocodile du Botswanga ». « Le crocodile du Botswanga » avec Fabrice Eboué, on s’est bien amusé à le faire. C’est un rôle complet, un personnage où on pouvait y aller à fond parce qu’elle est tellement aux antipodes de ce que je suis. C’est la première dame du Botswanga. Elle ne pense qu’à avoir son Jet, aller faire du shopping en Europe. C’est une femme de dictateur. Elle est là. Elle brille. C’était très jubilatoire à faire. Et puis après j’ai eu la chance de tourner avec monsieur Jean Becker qui va sortir aussi courant 2014. Un film qui s’appelle « Bon rétablissement » avec Gérard Lanvin. J’ai la chance de rencontrer des gens comme ça.

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CLAUDIA TAGBO – CRAZY Sortie DVD, Blu-Ray et VOD le 5 février 2014

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