Interview de Manu Larrouy

Sous sa tignasse brune, Manu Larrouy cache un regard profond et enjôleur. De ceux qui vous séduit en deux minutes. Une fois la guitare accordée et les questions posées, on constate qu’il a aussi la mélodie facile et la langue bien pendue !
S’il a quitté le Toulouse de Nougaro pour Paris, il a su garder cette fraicheur qui caractérise les gens du sud. Il jongle malicieusement avec les mots et distille au passage quelques idées « néo-baba-cool nouvelle version ».


Pas prétentieux pour deux sous, Manu n’aspire pas à devenir le chef de file de la chanson française engagée, des groupes comme Zebda, toulousains eux-aussi, s’en chargent très bien. Il nous livre simplement quelques tranches de vies, parsemées de légères introspections et observations personnelles sur l’actualité. Le déclic, la fastueuse virée de Nicolas Sarkozy au Fouquet’s, le soir de sa victoire aux élections présidentielles : « A la France de droite / Celle qui se la pète / Je n’irai pas danser ce soir au Fouquet’s / Je n’irai pas non plus au concert de Johnny / Je reste dans la rue et je retiens la nuit » chante-t-il  avec un ton mi-moqueur, mi-désabusé. Mais en marge de « Mec à la coule », le titre accrocheur de l’album qui l’a fait connaître, Manu Larrouy est également très à l’aise pour les déclarations d’amour à sa ville natale (Toulouse) et les messages polysémiques (Carla… roue tourne). Une nouvelle interprétation du triptyque Sex, Drug and Rock’n’roll…

 

 

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