Journée mondiale de lutte contre l’homophobie : nouvel enjeu des lycées

Le 17 mai 1990, l’OMS décidait enfin d’ôter l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Depuis, ce jour est destiné à la lutte contre l’homophobie. Bien que de plus en plus acceptée dans notre société, l’homosexualité continue de faire l’objet d’insultes, de violences et de discriminations. Rappelons que dans sept pays (Arabie Saoudite, Yémen, Iran, Nigeria, Afghanistan, Soudan et Mauritanie), les homosexuels sont encore condamnés à la peine de mort et que quatre vingt pays sanctionnent l’homosexualité par une peine de prison. La nécessité d’une lutte contre l’homophobie est donc loin d’être terminée.

La France fait un pas en avant en envisageant de réclamer à l’OMS le retrait du transsexualisme de la liste des maladies mentales. Roselyne Bachelot avait déjà enclenché le processus, il y a déjà quelque temps, de l’importance de ne plus considérer la trans-identité comme une pathologie psychiatrique. Le Ministre des affaires étrangères soutient cette démarche et compte donc porter cette considération à l’OMS.  Décision vivement saluée par le Comité Idaho organisateur de cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie : « une annonce historique, qui invite le monde entier à changer son regard sur la transidentité ».

Le changement des mentalités et l’abolition des tabous sont aussi devenus une priorité pour l’Education Nationale. Luc Chatel a, depuis son arrivé au gouvernement, souhaité « faire de la lutte contre les discriminations à caractère sexuel et, en particulier contre l’homophobie, l’un des axes forts de son action ». Afin de rappeler l’importance de l’intégration de la prévention contre l’homophobie dans les programmes scolaires, La Fidl a tenu a relancé cette demande auprès du gouvernement en remettant l’accent sur la campagne engagée en avril sur le thème « L’homosexualité n’est pas un problème, l’homophobie en est un ». La Fidl rappelle notamment le triste chiffre selon lequel « on a sept fois plus de chances de se suicider quand on est homosexuel », l’homosexualité demeurant toujours la principale cause de suicide chez les adolescents.

Le gouvernement avait déjà mis en place une campagne de promotion dans les lycées pour un service téléphonique de soutien aux adolescents qui se questionnent sur leur orientation sexuelle. Une brochure « L’homophobie, savoir agir » est également disponible sur le site du ministère afin d’aider les professeurs et autres membres du lycée à aborder la question avec les élèves. Enfin, le ministère prévoit de mettre à la disposition des membres du rectorat et des chefs d’établissement les courts-métrages sur le fléau qu’est l’homophobie diffusés sur les chaînes du groupe Canal  + et au cinéma, fin de l’année 2009.

 

 

Agnes

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