Kenna – Say Goodbye To Love

Depuis toujours, Kenna est profondément amoureux de la musique américaine, tout particulièrement du Joshua Tree de U2, qui façonna à jamais son esthétique musicale. Pendant plusieurs années, Kenna s’est battu pour trouver sa place, alternant les petits boulots et les cours à l’université jusqu’à la fin de son adolescence, qui le ramena à son premier amour : la musique. Avec l’aide son pote de fac "Chase" Chad Hugo, l’un des deux hommes responsables des productions de la maison Neptunes, qui produisait et co-écrivait certains titres, ils accouchèrent d’une démo qui atterrit sur les bureaux de Flawless Records, qui signa Kenna immédiatement. New Sacred Cow sortit en 2003 chez Columbia Records et reçut un bon accueil de la part des médias, soutenu par une fan base underground grandissante et des millions d’écoutes de ses titres en ligne, également largement échangés via Internet. Deux vidéos (pour les singles "Freetime" et "Hell Bent") ont été jouées en fortes rotations sur MTV2 et ont mêmes été nominées dans la catégorie Meilleure Premier Clip. Après une tournée en première partie du leader de Depeche Mode, Dave Gahan et plusieurs tournées avec No Doubt, Kenna finit par trouver son identité : une personnalité nébuleuse, quelque part entre l’underground un peu louche et les courants plus mainstream avec gloss et paillettes.

Quand on pose la question à Pharrell Williams de savoir ce qu’évoque aujourd’hui pour lui son ami Kenna, il répond « un monde où tout le monde chante avec honnêteté dans des stades remplis illuminés par des écrans de téléphones portables ».
Make Sure They See My Face (Face) est la suite très attendue après ce premier essai, co-produit par Hugo et avec la participation de l’autre moitié des Neptunes, Williams.
Le brillant "Daylight" attaque par un beat prog rock sorti tout droit des années 70, l’hypnotique "Phantom Always" flirte même du côté du rock de stade tandis que "Better Wise Up" nous perd au coeur d’un labyrinthe rock. Certainement le meilleur titre de l’album, la ballade "Baptized in Blacklight" est une lamentation qui plonge l’album dans un moment purement magique. Tout est dit, aucune question ne reste sans réponse et plus rien ne retient Kenna.

Ce nouvel album est le plus honnête témoignage de la part de Kenna, sans ironie ni arrière pensée, simplement le testament d’un homme doué qui détient l’essence d’une nouvelle ère musicale, d’un son qui ne vient de nulle part et qui met en valeur des textes intemporels. Cette dose de mystère ne fait qu’accroître l’engouement suscité par Kenna, qui se livre lui-même assez peu : Face est une histoire qui a un début et une fin. Une quête d’identité. Une volonté d’explorer les extrêmes pour trouver l’équilibre. S’étirer. Essayer. Echouer. Réessayer. Chuter puis se relever en espérant le meilleur. Evoluer et s’apercevoir qu’on peut vivre avec l’imperfection, parfois même dans un certain confort.

 

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