Kick Ass : un super-héros pas comme les autres.

Matthew Vaughn, surtout connu pour être le producteur de Guy Ritchie dans la plupart de ses films (Arnarques Crimes et Botaniques, Snatch, A la dérive) a décidé de se lancer dans l’adaptation d’un comics original du scénariste écossais Mark Millar. Celui-ci voulait rendre hommage aux super-héros de sa jeunesse mais en se permettant des libertés que des grands noms comme Marvel n’aurait pas pu prendre. Il signe ainsi une œuvre plus moderne, plus violente et surtout plus audacieuse que les comics existants.

Dave Lizewski (Aaron Johnson) est un adolescent ordinaire qui voue une véritable passion à la bande-dessinée et à ses super-héros. Souhaitant transformer la fiction en réalité et ainsi réaliser son rêve de gamin, Dave va s’auto proclamer super-héros. Il se crée son propre costume à l’aide d’une tenue de plongeur trafiquée et prend le nom de Kick-Ass. Son objectif : vider la ville de tous les malfrats. Seulement, Dave n’a aucuns pouvoirs contrairement à ses idoles et mettre une raclée aux méchants va s’avérer plus difficile que prévu d’autant plus que le parrain local ne semble pas décider à se laisser faire. Il va alors se faire aider de trois autres supers-héros improvisés : une fille de 11 ans particulièrement sanguinaire du nom de Hit Girl (Chloé Moretz) et son père Big Daddy (Nicolas Cage) un justicier paranoïaque dépourvu de pitié ainsi qu’un dénommé Red Mist.

Ce film totalement décalé semble bien fonctionner. Directement inspiré de Tarantino, Matthew Vaughn a réalisé un film politiquement incorrect qui aura au moins le mérite d’oser tout en ne se prenant pas un seul instant au sérieux. Et la presse semble dans l’ensemble satisfaite du résultat, le film est « jubilatoire » « trash » « hyperviolent » « irrévérencieux » sur fond « d’humour décapant ». Contrairement à ce que l’on peut croire d’après la bande-annonce très édulcorée : le film n’a rien d’une comédie familiale mais semble au contraire exposer un super héros sans complexes moraux qui se laisse aller à une rare violence sans aucune retenue. Les critiques négatives iront donc dans ce sens dénonçant une violence pas toujours utile. Pour d’autres le film dénote d’une réelle créativité et d’un second degré grisant mais ce qui séduit au début pourra lasser au fur et à mesure que la bobine défile.

 

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