La communication tue l’information.

Si la démocratie et la liberté semblent triompher sur une large partie de la planète, de nouveaux et séduisants « opiums des masses » s’imposent pour proposer une sorte de « meilleur des monde » (pour les plus littéraires d’entre nous!): celui de la communication. Le progrès, notamment économique et social, censé entretenir la cohésion de nos socétés a, nous dit-on, échoué. Il est remplacé par un nouveau « lubrifiant social » qui a pour mission de pacifier les relations entre les individus: la communication.

Tout le monde est invité à communiquer, mais l’on se désintéresse de plus en plus du contenu du message. L’important est de communiquer, point final.
Dans ce nouvel âge de l’aliénation, à l’heure de la mondialisation, les technologies de la communication jouent, plus que jamais, un rôle idéologique central. Information, communication publicitaire et culture de masse se confondent, en utilisant les mêmes termes pour privilégier la simplicité, la rapidité et la drôlerie. Trois caractéristiques qui infantilisent, le plus souvent les citoyens.

Le système médiatique considère que plus il se branche, plus il se connecte, plus il exhibe les nouvelles technologies ultramodernes et leurs prouesses, plus il sera crédible. Ainsi, les machines à communiquer sont-elles toujours plus nombreuses et performantes, de l’ordinateur à Internet en passant par le téléphone portable. Ces nouveaux outils sont considérés comme indispensables à l’accomplissement de soi, bref, au bonheur. C’est une erreure.

Pendant longtemps la communication a libéré, parce qu’elle signifiait la diffusion du savoir et de la connaissance. Désormais, elle est probablement devenue la grande superstition de notre temps. Les médias estiment qu’informer consiste maintenant à simplement nous faire assister à l’événement. Qu’il suffit d’y être pour savoir. Qu’il suffit de voir pour comprendre. Qu’il suffit de répéter pour démontrer. Qu’il suffit d’émouvoir pour convaincre. Or de telles pratiques conduisent souvent à la désinformation.

C’est pourquoi le nombre de mensonges s’est tellement accru, et les reportages « bidons » multipliés. En imposant comme obligation absolue, en innondant tous les aspects de la vie sociale, politique, économique et culturelle, la communication exerce donc une véritable tyrannie.

4 commentaires

  1. Anonyme

    J’aime bien cet article, mais pas trop son titre…
    Parce que à mon avis, c’est parce qu’on va pas au bout des choses qu’il y a problème.
    Le véritable problème, c’est qu’on a tous une vision limitée et qu’on ne veut pas se donner la peine de réfléchir au fait qu’une action faite sans prendre en compte toutes conséquences ou qu’une communication partielle donne une information éronnée.
    En plus, la communication est bénéfique au niveau technique je dirais, histoire de pas réinventer l’eau chaude à chaque fois, mais les média (souvent, c’est eux) ne savent pas forcément respecter la vie privée des gens.

  2. laboss

    oui c vrai que le titre est un peu trompeur ( je me suis faite avoir aussi ) … parce que si la communication tue l’information, la non communication l’anéantit complètement …
    sinon le contenu de l’article est très intéressant et je suis d’accord avec presque tout …
    Mais il ne faut pas oublié que la désinformation n’est pas qu’une conséquence de la course à l’audimat des chaîne, c également un moyen de contrôler les masses, notamment lors des périodes électorales ou en temps de guerre…

  3. Anonyme

    Sacahnt que notre télé devient la spécialiste du « feeding ». Donner à manger au peuple, et il vous laissera tranquille … cela ressemble beaucoup aux jeux du Cirque de notre bonne vieille rome antique.

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