La cyber dépendance

Faisons le point avec Michael Stora, psychologue et psychanalyste spécialiste du sujet, pour comprendre de quoi il s’agit au juste…

Etre accro à quelque chose, ça n’est évidemment jamais anodin et ça n’arrive pas par hasard. Ca révèle un problème en toi et en crée des encore plus négatifs ! Le principal étant de se couper de la réalité et ne plus avoir de contact avec l’extérieur… Bref, tu vis dans ton monde qui n’est plus le vrai et ça fait mal quand tu y reviens ! Mais que ça soit avec les jeux vidéos ou une drogue dure, il y a toujours dans ta tête quelque chose qui a préparé le terrain…

Ca touche qui ?

Les ados sont en première ligne… mais contrairement à ce que l’on pourrait penser cela touche aussi les filles. . Les chiffres que l’on a aujourd’hui nous viennent tout droit du continent nord-américain (USA et Canada) où les seules vraies études ont été menées à ce jour. Résultats marquants : 6% à 20% d’ados seraient accros aux jeux vidéo, et parmi eux on compterait 45 % de filles pour 55 % de garçons.… Ces chiffres ne sont pas à appliquer tels quels en France car être accro aux jeux video c’est aussi une « histoire de culture » entre la télé à gogo et l’accès au net bien plus répandu par là-bas.
Michael Stora décrit clairement deux grandes familles d’accros.

Les « passagers » et les « long terme »… Le passager est donc accro dans « une période limitée dans le temps et lié à des enjeux personnels, une période de fragilisation, de dépression ou d’anxiété notemmant chez les ados », quand le long terme peut faire du « 50 heures par semaine toute l’année si bien que l’entourage s’en inquiète et finit par faire éclater la bulle ».
Au sein de ces deux grandes familles il faut encore faire une distinction sur les types de jeux auquel on est accro. Un jeu « online » (sur le net) est beaucoup plus addictif qu’un jeu ayant une fin puisque ne pas participer revient souvent à avoir « le sentiment de perdre ».

Pourquoi ?

Il y a au départ la fameuse prédisposition à tomber accro d’un produit, d’une substance.Le fait que l’on se dirige vers les jeux video plutôt que vers des substances illicites signifie souvent qu’il y a un « rapport à l’image » qui pose problème. On peut donc « jouer un rôle » ou encore « manipuler » à sa guise. Ce qui est important pour l’accro aux jeux, c’est de « maîtriser ». Clairement, cela permet « de s’auto-calmer face à des conflits internes ». D’une manière générale réussir un jeu ou aboutir dans une recherche provoque d’ailleurs des décharges d’adrénaline. Après les causes profondes qui mènent à ces conflits et à cette structure de la personnalité dépendent forcément de l’expérience de chacun…

Quoi faire ?

« Aborder le sujet » est évidemment le premier pas à franchir. Un réelle cure de désintoxication passe par « un travail d’analyse personnel », forcément avec un professionnel et éventuellement les parents, où il faut « verbaliser sa pratique ». Michael Stora explique que « réfléchir à sa pratique permet au bout d’un moment de prendre de la distance par rapport à celle-ci et souvent la consommation diminue toute seule sans effort particulier ». En tous cas en parler ou débuter cette analyse revient à faire la moitié du chemin.

Pour finir, il ne faut pas voir que les effets négatifs car il y en a des positifs ! Le jeu permet aussi d’exercer son intelligence… et les accros trouvent parfois un débouché professionnel en bossant plus tard dans le milieu des jeux vidéos !

2 commentaires

  1. sexy_girl972

    excellente idée d’article !! si je calcule mes heures passées sur le net … je crois que je suis atteinte de cyber-dépendance :)))

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