La liberté de la presse

La presse écrite a acquis sa liberté au prix de luttes incessantes contre monarchie et empire jusqu’à la fin du XIXème siècle.
Pourtant consacrée, en 1789, par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui affirme que « la libre communication de pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme » et que « tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement », la liberté de l’information ne s’est installée définitivement qu’avec l’instauration de la IIIème république et sa loi sur la liberté de la presse en 1881.
Une liberté qui permet à tout citoyen de créer son entreprise de presse sans autorisation.
Dès la IIIème république, la presse écrite s’engage dans un processus d’industrialisation et de concentration; elle est de plus en plus soumise aux pouvoirs financier. La tentative de la libération pour l’en dégager appartient aujourd’hui au passé. Concurrencées par l’audiovisuel, en perte de diffusion et frappées par la récession publicitaire, les entreprises de presse écrite semblent aujourd’hui particulièrement vulnérables face aux ambitions des grandes industriels français ou des groupes de presse étrangers.
Et, le journal, aujourd’hui, est devenu un produit comme un autre. Face à la concurrence des autres médias, les journaux misent sur les contenus et la qualité du traitement de l’actualité en continu, même si les investissements restent élevés et les recettes publicitaires aléatoires. Les éditeurs multiplient les nouvelles formules pour relancer la lecture de la presse écrite grâce à internet.
Une presse libre, responsable et pluraliste reste un instrument de la démocratie. L’association « Reporters sans frontières » défend la liberté de la presse dans le monde depuis 1986.
Le samedi 3 mai 2003, a eu lieu la 13ème journée internationale de la liberté de la presse. Depuis le 1er janvier, 18 journalistes ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions, dont 9 en Irak. Jamais un conflit n’avait jamais été autant « couvert » par la presse.
En tant de guerre, la presse est soumise à la propagande des belligérants et au manque de fiabilité de ses sources d’information.
Ne jamais oublier que la guerre tue aussi d’autres civils: les journalistes.

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