« La môme » ressuscite le mythe Piaf

« La môme » ressuscite le mythe Piaf

Au cinéma, c’est un produit d’un nouveau type. Il nous vient, naturellement, des Etats-Unis : on l’appelle le « biopic » (biogracal pictures, la biographie picturale). Les Américains nous avaient proposé un modèle avec « Ray », sur le roi aveugle de la soul, Ray Charles. Avec « La Môme », la France porte à son tour à l’écran –et nul ne saurait l’ignorer vu l’extraordinaire tapage médiatique- la vie et la carrière de l’un de nos monuments nationaux : Edith Piaf.

On avait quelques raisons de se méfier. L’exercice était périlleux : risque de tomber dans le livre d’images, difficulté à trouver une interprète crédible. Et puis le cinéaste préposé à cet exercice n’avait pas laissé de très bons souvenirs : ni « Déjà mort » (1998), ni « Les rivières pourpres 2 » (2004) ne semblaient prédisposer Olivier Dahan à réussir ce genre de production.

Deux heures et vingt minutes de ce grand spectacle plus tard, on est franchement épaté ! Lorsque s’élève avec les dernières images la voix déchirante de Piaf sur « Je ne regrette rien », on en redemanderait. Il faut dire que cette vie plus romanesque que le plus imaginatif des romans alimente le plus riche des scénarios.

Les critiques sont unanimes ! Tout le monde a souligné l’extraordinaire prestation d’une comédienne pour qui le verbe « incarner » prend tout son sens : Marion Cotillard. Habitée par le personnage, elle vit les métamorphoses de ce petit bout de femme, de cette gosse des rues et des cabarets qui à la fin de sa carrière, à 40 ans, semblait en avoir 40, ravagée par la drogue, l’alcool. Autour d’elle, rien que du monde : Depardieu, Seigner, Testud.

 

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