La passion de lire

Lundi matin, première heure. Tu as rendez-vous en salle 23 avec celle que tu hais le plus au monde: Madame Chouquet, ta prof de français. Toi qui pensais finir ta nuit, dans le fond de la classe près du radiateur, c’est raté! En plus, comme si ça ne suffisait pas, elle ajoute à ton « malheur » la phrase que chaque élève qui se respecte crain: « Sortez vos agendas ». Cette phrase est pour toi synonyme de dissertations interminables, de commentaires littéraires incompréhensibles, ou pire… de pavés de 400 pages à lire… Cette nouvelle est telle qu’elle provoque chez toi de véritables pulsions meurtrières vis à vis de ta prof. En effet, ça n’est pas un seul devoir mais lire le livre, plus la dissertation à faire pour dans 15 jours! C’est l’écatombe. Les trois quart de la classe demeurent sous le choc. 15 jours! Et le livre n’est pas encore acheté!
Le soir à 17h45, après les cours (et oui, tout pour plaire, tu as hérité de la classe qui termine le plus tard! Quelle chance!), tu te rends donc dans un lieu méconnu à tes yeux: la librairie. Des amas de livres, des ouvrages dont tu ne connais qu’une minorité d’auteur… Tu t’aventures donc dans ce dédale littéraire pour enfin trouver sur ton chemin la clé de ton énigme: une jeune vendeuse. Tu te renseignes, et elle t’annonce avec un spectaculaire détachement qu’ils sont en rupture de stock et qu’ils ne recevront le livre que dans quatre jours. La principale pensée qui te vint à l’esprit est d’écrire à la direction de cette satanés librairie, pour leur expliquer que de lire un pavé en une semaine et trois jours est mission impossible… pour toi.
Tu te calmes, tu respire pronfondemment et le commandes à ton nom. Pendant ces quatre jours, pour tenter de ne pas perdre de temps, tu te renseignes sur le sujet sur le net sur des sites tels que:
http://www.yazata.com/
(que je te conseille particulièrement pour rattraper un cour que tu as mal compris par exemple, mais je m’éloigne du sujet…)
Le vendredi soir, toujours après les cours (Que nos vies de lycéens sont palpitantes n’est ce pas!) tu te rends de nouveau dans cette fameuse librairie. (dont tu as abandonné l’idée d’écrire à la direction, faute de temps!) Toujours le même dédale de livres; toujours la même vendeuse, qui te reconnais (Des personnes comme moi dans une librairie, ça doit choquer!) et qui t’annonce avec joie qu’ils ont enfin reçu l’ouvrage tant convoité! Elle te le donne enfin, tu payes et sort de ce lieu qui te donne des frissons. Tu es, en premiers temps étonné de la grosseur de l’ouvrage: 5,8 cm exactement. Cela te parraît impossible! Tu rentres chez toi avec la seule envie de poser ce livre sur ton chevet et de laisser s’amasser la poussière longtemps,… très longtemps. Pourtant l’échéance est pour bientôt! Une grosse semaine pour, non seulement lire, mais aussi composer! (Tu avais déjà oublié la dissert’, non?)

Cette scène, tu peux la revivre des dizaines de fois dans ta vie lycéenne et même plus tard dans tes études suppérieures, alors, pour ne pas revivre le même calvaire voici quelques conseils pour ressentir un certain plaisir de lire:

- Tout d’abord, dis-toi qu’un livre est avant tout une histoire, un récit qui porte sur un sujet précis. Au lycée (comme dans les autres institutions d’ailleurs), les ouvrages sont imposés pour ne pas porter préjudice au programme mais dans ces oeuvres, tu peux y trouver de la réalité, du rêve, des expériences personnelles; tu peux également t’identifier aux divers personnages…
Prenons un exemple concret: L’Illusion Comique de Corneille. Au départ, c’est vrai, ça n’est pas la grosseur ni même le volume de l’ouvrage qui m’a rebuté mais le fait que ce soit écrit en vers! Une page, deux pages, trois pages… et au fil de ma lecture, je me suis rendue compte que cette histoire est intemporelle, d’une certaine manière, je comprenais les intentions d’Isabelle vis à vis de Clindor… J’étais littéralement plongée dans l’intrigue, je dirais même les intrigues…
Tout cela pour te dire qu’un livre est plus qu’un bout de papier vulgaire qui demeure une hantise lorsque la date de rendre un devoir traitant de cet ouvrage approche! Non, c’est bien plus que ça! C’est une accumulation de petits bouts de quelque chose, de petits bouts de vie, réelle ou immaginaire qui nous font rêver, qui personnellement me font rêver… A toi d’essayer…

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