Largo Winch: de la BD au ciné

Métis, séducteur, baroudeur, Tomer Sisley fait une entrée fracassante dans le monde si fermé du cinéma français avec l’adaptation de la célèbre BD de Jean Van Hamme et Philippe Francq Largo Winch. Mais la route fut semée d’embuches. Après quelques rôles dans des sitcoms sans saveur, Tomer  se fait connaitre par ses shows de Stand Up. On le présente alors comme le digne héritier de Jamel Debbouze. Mais a 34 ans, le cinéma lui fait les yeux doux, il se voit alors proposer le rôle titre dans « Largo Winch ». Le héros et l’acteur multiplient les points communs : « humainement, ce personnage me collait à la peau. De part mes origines, le fait d’être arrivé en France à 9 ans ». Le côté déraciné de Largo le séduit, l’identification est immédiate. C’est certainement ce qui fait la justesse du film.

Mais le film dispose d’autres atouts que la seule accointance entre le héros et l’acteur. « Largo Winch » a tout de la superproduction américaine. Un budget énorme (24 millions d’euros), des ambitions commerciales internationales et des scènes d’action spectaculaires. Le scénario du second volet était d’ores et déjà en préparation avant même la présentation au public. Un sacré pari sur l’avenir de la part du réalisateur Jérôme Salle à qui l’on doit déjà le très bon « Anthony Zimmer ».

Sur fond de malversations financières, le film raconte avant tout l’histoire d’un fils en quête d’identité. Le scénario est fidèle à l’esprit de la BD même s’il on peut regretter le manque d’implication de certains seconds rôles (exceptée Kristin Scott Thomas qui excelle comme à son habitude) qui nous rappelle -malheureusement- la nationalité du film !

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