Le choc des titans : un blockbuster à la française

Comme son prédécesseur, le Choc des Titans 2010 s’inspire de la mythologie grecque et plus précisément du mythe de Persée : Acisios (roi d’Argos) consulte l’oracle de Delphes qui le prévient qu’il n’aura pas de fils mais que son petit-fils le tuera. Effrayé par cette nouvelle, le roi enferme sa fille Danaé dans une tour pour que celle-ci ne puisse pas avoir d’enfant. Mais c’est sans compter sur la puissance de Zeus qui va se transformer en pluie d’or pour passer par le toit et ainsi féconder la jeune fille. Un demi-dieu nait : Persée. Par peur de mourir, Acisios éloigne alors sa fille et son petit-fils de lui. Danaé et Persée sont recueillis par le roi de Séphiros. Celui-ci amoureux de la jeune fille devient jaloux de l’affection qu’elle porte à son fils et profite du goût de l’aventure de Persée pour l’inciter à partir tuer la Méduse : une des trois gorgones.

Et c’est à partir de cette légende que le synopsis du Choc des Titans commence, même si l’histoire du film se permet beaucoup de liberté par rapport au mythe : Persée ne peut sauver sa famille des griffes d’Hadès qui règne sur le royaume des enfers. Il décide alors d’entamer un dangereux périple vers les mondes interdits pour défier Hadès. Mais pour cela, il doit accepter sa destinée de demi-dieu et s’approprier ses pouvoirs.

Contrairement à l’histoire de la mythologie, Louis Leterrier préfère s’éloigner de la dimension poétique et symbolique de l’œuvre pour nous livrer un film de monstres à l’esthétique ahurissante. On y va donc pour le plaisir de voir des scènes de combats monumentales, pour se prendre une claque visuelle mais certainement pas pour l’aspect historique du scénario car Hollywood et la mythologie grecque reste un mariage difficile. Les studios misent davantage sur les gros moyens: effets spéciaux à répétition et nouvelle star du box-office à l’affiche : Sam Worthington (héros d’Avatar).

Pourtant, la presse n’a pas été séduite par ce blockbuster titanesque et dénonce l’aspect brouillon du film. Le Point nous parle de « la mort d’un mythe » déjà enclenchée par le film de 1981 tandis que Matin.ch compare le film à un « pré-cuisiné pour micro-ondes ».

Pour sa défense Louis Leterrier malgré les grosses productions dont il est l’auteur (L’incroyable Hulk, Le Transporteur 2, Danny the Dog) reste modeste et déclare lors d’une interview : « Il faut prendre conscience que tout le monde ne peut pas être François Truffaut et qu’il y a plein de façon de faire du cinéma ».

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