Le hunter

Origines du hunter

Le hunter est né des réunions de chasse dans les pays anglo-saxons, ou les participants, au retour, s’amusaient à se lancer des défis, sauts de haies et d’obstacles naturels, afin de montrer à la fois leur qualité de cavaliers, et la valeur de leurs montures.
De nos jours, ce type d’équitation est devenu une discipline qui a rompu tout lien avec la chasse.

Définition

Le hunter se pratique en deux catégories d’épreuves:
· Le Hunter équitation
· Le Hunter style
On peut comparer ces deux formes au patinage artistique, avec les imposés en équitation hunter et les figures libres en style.

Le Hunter équitation

Dans cette épreuve, c’est le couple cheval-cavalier qui est jugé.
Il s’agit d’effectuer un parcours avec au minimum huit obstacles, avec ou sans combinaisons, de respecter des contrats de foulées, et d’exécuter un certain nombre de figures imposées.

Le hunter équitation est plus un parcours avec franchissement d’obstacles, que du saut d’obstacles pur et dur. La notion de parcours a autant de valeur que le saut lui-même. C’est en effet lors du parcours que le cavalier révèlera sa finesse de monte, son assiette et son tact équestre. Sans notions d’équitation classique et de travail sur le plat, il est difficile de faire face à la technicité du tracé.
Donc à défaut d’être un cavalier de complet, le couple devra être complet, et avoir assimilé à la fois, les bases du Dressage et les techniques du Saut d’Obstacles.

Le parcours

L’allure de base est le galop.
Le début comprend un cercle de 15 m, permettant d’installer le cheval en équilibre dans l’allure.
Tout le parcours s’effectue dans la même cadence, sans rupture, régulière et sans heurts.
Les contrats de foulées, fixées à l’avance doivent être respectées entre les obstacles.
Les abords doivent être francs et en sécurité. Tout abord dangereux est sanctionné.
Les courbes sont exécutées sur le « bon » pied, dans la régularité, et bien dessinées.
Le parcours se termine également par un cercle de 15 m, mettant en évidence les qualités de récupération du cheval.

Les obstacles
Ils sont plus massifs qu’en CSO, se rapprochant du naturel, verts et fleuris, très regardants.
Ils doivent être en trois plans, bien appelés, garnis avec soubassements, murets, haies naturelles, supports de barres.
Par contre leur hauteur est limitée, maxi 1.10 m pour les « grosses » épreuves.

Les imposés
En fonction du niveau de l’épreuve, il peut être demandé d’effectuer un certain nombre de mouvements relevant du travail de plat, à des endroits précis du parcours.
On peut y inclure une transition descendante, pas, arrêt, reculer, changement de pied au temps, galop à faux, saut au trot, saut de puce etc..
La précision à la foulée près, la soumission et le liant dans les transitions sont pris en compte dans la notation.

Le Hunter style

Dans cette épreuve c’est le cheval qui est jugé, pour sa capacité à démontrer des qualités d’harmonie musculaire, une allure souple et ample, un bon engagement et un excellent équilibre physique et mental.
Les contrats de foulées ne sont pas imposés, mais les distances sont déterminées pour autoriser l’expression la plus juste de la qualité du saut.
Son parcours devra être en harmonie, dans une parfaite régularité d’allure et d’engagement, avec beaucoup de liant et d’impulsion.
A l’obstacle il doit s’arrondir, monter ses épaules et ses antérieurs, engager et remonter ses postérieurs, sans vriller ou se traverser. En résumé, avoir du style.
C’est une excellente école pour jeunes chevaux, sans que l’on « tire » trop et trop vite sur leurs moyens.
C’est également une superbe reconnaissance pour un cheval « mis » quant à son style et sa technique de saut, même si ses capacités athlétiques sont limitées.

Le Cheval de Hunter

Quel est le cheval de Hunter idéal?
On pourrait répondre, tout cheval qui a été travaillé « juste », dans un esprit de recherche d’équilibre, quelle que soit sa race.
Un cheval de Hunter est par excellence polyvalent. Il ne lui est pas demandé une énorme qualité athlétique, ni une capacité à franchir des hauteurs impressionnantes.

Par contre il doit être:
- calme, bien dans sa tête, peu regardant, confiant et sûr.
- équilibré, physiquement bien engagé, rond, utilisant harmonieusement sa masse musculaire.
- réactif, vigilant, attentif et soumis aux ordres les plus fins et les plus discrets.
- dans l’impulsion, dans l’allure, dans la régularité.
- bien dressé, obtenu par un travail patient en basse école. Le Hunter ne se conçoit pas sans le Dressage.
- franc sur les barres, ayant le « goût du saut ».
Enfin rien n’empêche une bonne présence, de la noblesse, et une certaine élégance, mis en valeur par un toilettage soigneux, un harnachement harmonieux et discret, en accord avec la robe du cheval.

Le Cavalier de Hunter

Outre une tenue vestimentaire élégante et sobre, de couleurs discrètes en harmonie avec la robe de sa monture, le cavalier fera preuve:
- d’assiette et de liant
- de discrétion dans les aides
- d’efficacité dans une attitude juste
- de contrôle et maîtrise de soi, calme, sérénité, aisance
En somme, d’un bon tact équestre.

Il sera jugé sur sa présentation, sa technique, le respect des contrats de foulées, le respect des figures et allures imposées, sur la qualité d’exécution des courbes, des abords et des trajectoires, sur la cadence et son style.

L’esprit Hunter

Pourquoi le hunter alors que les concours de saut d’obstacles attirent les participants et les spectateurs en masse? N’avons nous pas les meilleurs « sauteurs » du monde? Que les concours de dressage permettent de faire briller les qualités séculaires de l’équitation dite « classique »?
Il se trouve qu’un certain nombre de cavaliers bien confirmés, n’ont peut être pas les moyens de disposer ne serait-ce que financièrement, d’une monture montrant des qualités athlétiques permettant de figurer honorablement au classement d’épreuves de CSO.

Et que faire de l’énorme potentiel de chevaux dits « de club », infatigables artisans pour la formation et le perfectionnement des cavaliers, qui ne possèdent certainement pas l’excellente qualité de race, ni les qualités athlétiques des chevaux de « prix »?. Mais qui ont été mis à toutes les tâches, depuis la petite reprise de manège, aux figures de dressage, à l’obstacle et parfois, bien peu souvent, à l’équitation d’extérieur? Qui sont « moyens » en tout mais qui donnent leur cœur?
Sans se voiler la face, dans le monde d’aujourd’hui, motorisée et « galopante », un jeune cavalier devra afficher une sacrée maturité pour se soumettre au long et ingrat apprentissage de l’équitation de plat, qui, surtout au début, donne une impression de manque de « dynamisme ».
A cela le Hunter est peut être une réponse.
Réunissant à la fois les qualités de dressage, se rapprochant du dynamisme du CSO, l’esprit hunter privilégie la technique, la finesse et l’élégance de monte.

2 commentaires

  1. Anonyme

    enfin u article qui a le don d’être clair, complet, précis, et en + qqun qui utilise des titres en gras et soulignés pr faciliter la compréhension!!
    bravo tu as tou compris!!
    NB : à tous ceux qui n’utilisent pas le gras, le souligné pr éclaircir leur article > faites de meme, en + vous avez maintenant un bon modèle!!

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