Le magasin des suicides : un hymne à la vie de Jean Teulé

D’abord connu pour l’un de ces premiers ouvrages : « Ô Verlaine ! » Jean Teulé confirme ici son statut d’écrivain, grand public. Un style accessible et accrocheur qui nous plonge dans la vie surréaliste de la famille Tuvache. Une famille où Jean Teulé s’inspire fortement de la célèbre famille Adams.

La famille Tuvache est une famille que l’on pourrait de considérer de banale, si elle n’avait pas spécialisé son magasin dans la vente de suicide en bonne et due forme. Le principe est simple est simple chez les Tuvache : Ne jamais sourire aux clients, leur affirmer que le vie est moche et bien sûr quelle ne vaut la peine d’être vécue, et surtout toujours leur dire adieu au et non « au revoir », ce serait un abus de langage ! Evidemment chez les Tuvache, il n’existe pas de carte de fidélité, puisque les clients ne reviennent jamais. Bien entendu, les chaînes de télévision préférées des Tuvache sont les chaînes d’information. Quoi de mieux qu’un bon journal télévisé sur la misère du monde pour se mettre le moral dans les chaussettes ! Les produits vendus dans ce magasin de la mort, sont diverses et variés : Cordes (Basiques mais efficaces), kit pommes empoisonnées (je vous laisse la surprise de découvrir ce croustillant produit), bonbons empoisonnés pour les plus jeunes. En ce qui concerne les balles de revolver, attention la famille Tuvache les vend à l’unité. Comme ils le disent, ils ne vendent que des services, il ne s’agit pas de fournir en munitions tout les criminels de la ville ! D’autant plus que leur rôle se trouve de plus en plus justifié par eux même. Ainsi Jean Teulé, écrit avec brio :

« -Cent cinquante mille tentatives, douze mille morts. C’est énorme…
- Oui, c’est énorme, le nombre de gens qui se loupent. Heureusement qu’on est là….»

Mais l’équilibre de la famille Tuvache, se retrouve bouleversé par un ennemi redoutable : La joie de vivre. Incarnée, par le petit dernier de la famille : Alan, enfant non désiré, arrivé par malchance, ce personnage créé l’hilarité par son décalage avec ses parents, son frère et sa sœur. Ainsi, Alan aide Marilyn, (la fille des Tuvache) à séduire le gardien du cimetière. Alan est surtout l’enfant qui fera déprimé son père, au point de pousser ce dernier à se poser la réel question du suicide…

Jean Teulé nous écrit ici, une fable originale et hilarante. Ce livre nous invite surtout à mieux apprécier la chance que nous avons de vivre. Une histoire dont la morale se résume à vivre le plus longtemps possible.

Rémi

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