Le manga, toujours d’attaque

C’était de la folie. De 1990 à 1996, tout le monde de la bande dessinée ne parlait plus que de mangas. Ces BD en provenance du Japon se vendaient comme des petits pains. Sur les écrans de télévision, les « japanimations », comme disent les spécialistes, envahissaient les programmes pour la jeunnesse.
Phénomène de mode, le style manga semble aujourd’hui se faire très discret. Il ne réapparaît sur le devant de la scène qu’à l’occasion de la sortie de quelques films comme Perfect Blue fin 1999. Pourtant le phénomène tient la route. Le manga a réussi là où on échoué les « comics »américains: il s’est parfaitement intégré au marché européen. La série des Dragon Ball par exemple s’écoule toujours à 170 000 exemplaires. Le manga fait désormais partie de cette culture asiatique qui marche bien chez nous, au même titre que les jeux vidéo ou les films de Hong-Kong.

Après avoir touché surtout les 14-18 ans, le manga séduit même progressivement un public adulte. Mais les éditeurs regrettent la mauvaise réputation qui colle encore à ce genre. Elle remonte à 1996 quand certains titre, au contenu légèrement pornographique, furent interdis à la vente.
Reste les reproches sur la violence des scénarios. Si les auteurs japonais semblent plus violents que les auteurs européens, c’est parce qu’ils prennent en compte les soubresauts du monde moderne. Au Japon, le manga est une véritable lecture de société. On pourrait la comparer aux polars chez nous. Ce qui donne effectivement des résultats impressionnants. Comme Perfect Blue, étonnant et nouveau, qui prouve que le manga est toujours d’attaque.

L’histoire

Perfect Blue est l’histoire d’une jeune star de girls band japonais qui décide de devenir actrice. Malheureusement, cette décision n’est pas du goût de tout le monde et elle reçoit rapidement des lettres de menaces. Ne voulant pas abandonner, cela se change rapidement en lettres piégées puis en meurtre dans son entourage. Tout cela bouleverse beaucoup notre jeune star qui éprouve alors des difficultés à distinguer le réel de la fiction. Elle est de plus victimes d’hallucinations dans lesquelles elle voit un double d’elle qui semble prendre son ancienne place et se targue d’être la vraie des deux. Notre star sombre de plus en plus dans la déprime et les hallucinations et finie par se demander si elle n’est pas l’auteur des meurtres survenant autour d’elle. Comment cela va-t-il se finir ?

Je ne vous dévoile pas la fin, mystère…. Louez le ou achetez le, vous ne serez vraiment pas déçus!

4 commentaires

  1. Anonyme

    Juste pour te faire remarquer que le manga est un livre, et que l’adaptation sur écran est un animé
    Tu es loin d’être la seule à faire l’erreur…

  2. Paolina

    Si les mangas sont si violents, c’est surtout du au passé des japonnais … se prendre deux bombes dans la tête, ça aide pas …
    Très bon article …

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